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13 août 2007

Tokyo by night

Je n'ai pas perdu ma soirée samedi, puisqu'en prime du hanabi (cf post précédent), j'ai profité d'avoir mon trépied sous la main pour prendre quelques photos de Tokyo de nuit qui ne soient pas floues (mes premières, je pense!).
En me "promenant" jusqu'à Ginza - en fait en essayant de ne pas prendre le métro en même temps qu'un million d'autres personnes dans la même station, mais ça revient au même -, je suis tombé sur quelques endroits qui ont de la gueule.

Les rives de Sumidagawa.

Les mêmes l'autre côté.
(les flics ont un peu fait la gueule en me voyant traverser le pont
à la barbare pour prendre cette photo...)


Ginza.

Le théâtre traditionnel de Higashi-ginza, et quelques spectateurs en yukata.


Plus de photos ici.

Gros pétards

Voilà quelques photos en retard du Edogawa hanabi taikai, samedi dernier :



Et quelques unes un peu plus fraîches du Odaiba hanabi taikai, ce samedi:



Le reste des photos est ici.

07 août 2007

Matsushima - Goodbye Sendai

Musique:
DJ Shadow - l'intégrale...
Série:
The O.C., saison 3
Bouquin:
Haruki Murakami - Norwegian Wood
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J'avais jeudi dernier mon tout dernier business trip à Sendai, pour aller y faire ma présentation finale à ce cher Kawazaki-sensei, et au passage me mettre une murge avec l'ami Steve (qui s'appelle en fait Yusuke et est tout ce qu'il y a de plus japonais; c'est un étudiant en dernière année qui bosse en parallèle sur le même projet, on fait donc nos présentations ensemble, et on s'entend bien - on s'en met une à chaque fois que je vais là-bas...).

La présentation en soi s'est plutôt bien passée, rien d'extraordinaire. La suite de la journée fut plus intéressante: premièrement, parce que je me trouvais débarassé de ce truc que j'avais préparé pendant des semaines, et par extension de mon stage dans son ensemble puisque c'était ma dernière réelle échéance (à l'exception de la présentation finale, mais ce n'est qu'une vaste blague. De mauvais goût, en plus). Deuxièmement, parce que les vieux (comprendre: mes collègues et les profs de l'université - moyenne d'âge 60 ans) nous invitaient dans un resto à sashimi plutôt classe. Suffisamment pour que ça coûte environ 15k yens (100€) par personne, en tout cas ! Absolument délicieux, mais pas extrêmement festif entre les ojii-san qui piquent du nez après 2 bières... Heureusement, il fut bientôt temps d'aller ronfler, on a donc pu commencer sérieusement la soirée avec Steve. Malheureusement on était jeudi, jour pas folichon au mois d'août pour les sorties, surtout à Sendai... Mais on a passé une bonne soirée quand même, Miho-chan s'est jointe à nous et on a rencontré quelques gens sympas une fois dans le bar.

Pour ce qui est du vendredi, mon boss avait insisté avant même que je lui demande pour que je prenne ma journée... Je ne me suis évidemment pas fait prier. Steve ayant un voyage avec son département jusqu'au lendemain, je m'étais décidé à aller faire du tourisme en solo. Idée que j'ai partagée avec les collègues lors du dîner : erreur... Dans le référentiel japonais, où l'on ne communique que par paraboles et à demi-mot, cela voulait probablement dire "j'aimerais bien que quelqu'un m'accompagne", parce qu'une heure plus tard, Nagao-san m'annonçait qu'il prenait lui aussi son vendredi pour se joindre à moi... Je rappelle que Nagao est mon collègue asocial avec qui je m'entends passablement mal ! Je n'étais donc pas exactement extatique, mais pas moyen de refuser.

Me voilà donc vendredi matin 8 heures à attendre l'ami Nagao à la station de train, avec bien sûr un gros manque de sommeil et les cheveux qui poussent à l'envers. Combiné à la chaleur écrasante dès le matin, autant dire que je n'étais pas dans des dispositions extrêmement sociales ! Heureusement, après deux double expresso et une bonne sieste dans le train pour arriver à destination, j'étais dans un meilleur état d'esprit. Nagao ne s'est pas montré désagréable et a même fait quelques tentatives de conversation. Et surtout, la beauté de notre destination m'a vite fait oublier que j'étais parti pour être grincheux !

La destination en question, c'était Matsushima, situé sur la côte Pacifique au niveau de Sendai, un haut lieu touristique connu pour ses temples zen et surtout les innombrables petites îles éparpillées dans la baie, qui forment un paysage qui vaut son pesant de cacahuètes. J'ai eu beau avoir approché de l'overdose de temples après une année au Japon, j'avoue que ceux-ci étaient vraiment sympa ; très beaux jardins, décorations splendides, atmosphère agréable malgré la chaleur terrible, et peu de touristes - tout était là pour me faire oublier la sensation de déjà-vu.

Jardin zen, depuis un banc où on déguste un thé vert :)
Notez la pierre ceinte de fil noir sur le pont, symbole zen classique qui signifie,
tout bêtement, "entrée interdite"
(désolé, pas de grande leçon de mysticisme aujourd'hui)


Jolie statue à l'entrée d'un autre temple.

Devant ledit temple, de très vieilles sépultures sont encastrées dans ces "grottes". J'adore l'ambiance sauvage et mystique de ces sépultures, volontairement non entretenues.
Ca m'a un peu rappelé certains endroits de Koya-san.


Nous nous sommes ensuite dirigée vers la baie, très jolie, et visité un autre petit temple qui se trouve sur une petite île adjacente au littoral, auquel on accède par une série de trois petits ponts. Les photos ne lui font pas justice, c'était vraiment beau.



Puis on s'est arrêtés un moment pour manger en attendant le prochain bateau qui allait nous emmener zigzaguer entre les fameuses îles de Matsushima. D'excellents tempura accompagnés de zarusoba, et arrosés (Nagao-san ayant fortement insisté) d'un sake local - très bon au demeurant, mais qui en quelques gorgées a rappelé mes exploits de la veille à mon corps fatigué... Au moins, j'étais sur la même longueur d'onde que mon compagnon, qui comme d'habitude a tourné rouge pivoine et s'est mit à somnoler après deux petits verres !

Plan de la baie, qui compte pas moins de 260 îles, et itinéraire des "croisières"

Nous sommes donc montés sur le bateau en tanguant un peu nous-mêmes. Heureusement celui-ci s'est révélé fort stable, au départ du moins. Alors que le compère tomatoïde piquait du nez dans la cabine, j'ai dégainé l'appareil et suis allé me poster sur la plate-forme à l'arrière du bateau, où j'ai retrouvé un certain nombres d'autres passagers... Et un nombre encore plus important de mouettes ! J'ai vite compris pourquoi: la plupart des passagers avaient acheté des snacks et nourrissaient les bestioles, s'amusant de les voir faire du sur-place le long du bateau et venir prendre la nourriture dans leur mains. Je n'ai pas participé, mais c'est vrai que c'était sympa - c'est pas tous les jours qu'on voit des oiseaux d'aussi près (hors pigeons et corbeaux, hélàs). J'ai en tout cas eu un sujet tout trouvé pour mes photos, et je suis assez content de certains des résultats...




Si j'étais prétentieux, je dirais que ces photos méritent d'être vues en meilleure qualité sur Flickr

Evidemment, les îles étaient très belles aussi, mais hélàs moins photogéniques, entre autres à cause du ciel pas folichon.

Photoshop a un peu aidé pour celle-là :p

Avec un poil d'imagination, on se croirait devant un petit paradis tropical !

Avec tout ça, ce fut une fort belle journée qui se continua par un retour en Shinkansen vers Tokyo, où je fus victime d'une embuscade à cause de laquelle, au lieu de gentillement rentrer chez moi, je me suis trouvé forcé d'aller me trémousser jusqu'au bout de la nuit...
Ma vie est trop dure.

Comme toujours, ces photos et d'autres sont dispo en meilleure qualité dans l'album Flickr qui va bien.

27 juillet 2007

Le week-end le plus long

Musique :
Lady Sovereign - Public Warning
Flim :
The Simpsons, sortie ce soir !!
Série :
The O.C.
une série qu'on a un peu honte de la regarder, mais qu'elle est bien quand même
Jeu :
Rainbow Six Las Vegas
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Voilà quelques temps déjà que je vous inonde, cher lecteurs, de diverses choses rigolotes et/ou intéressantes piochées dans mes pérégrinations quotidiennes sur la toile: du vrai blogging, quoi, du qui rapporte des visiteurs qui ne font même pas partie de ma famille, ou qui n'arrivent pas en tapant "les punitions corporelles dans les colleges anglais" dans Google ("mauvaise pioche", j'ai envie de dire).
Enfin, voilà pour la théorie du moins... Et on sait ce que ça vaut la théorie, surtout quand c'est votre humble serviteur qui essaie de la mettre en pratique.
Face au cuisant échec de cette stratégie, et voyant que mes très chers lecteurs ne daignent pas me gratifier de plus d'un commentaire par semaine, je décide donc unilatéralement de retourner à l'ancienne formule : je repars dans le racontage de life tout en longueurs et, si vous êtes sages, en images. Car oui, il se passe des choses racontables dans ladite life, récemment.
Le fait que je précise "récemment" devrait vous fournir un indice sur les raisons de l'absence de tels récits sur ces pages ces derniers temps...
Anyways.

Note a posteriori : j'ai même fait très très fort en termes de longueurs, pour le coup. Si tu n'as pas 1 heure à perdre à lire mes conneries, je ne t'en voudrais pas; si tu n'as que ça à faire, je ne peux que te conseiller d'aller te chercher un café.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs. Je pense que de toute façon - sauf arrivée récente sur ce blog en tapant "conséquence geste technique salade"* dans votre moteur de domination du monde recherche préféré, ou alors vous avez vraiment pas suivi - vous aviez déjà supposé que ma vie en semaine n'était pas subitement devenue passionnante, à base de massages à l'huile de coco sur la plage après une réunion infiniment gratifiante avec des sommités internationales au sommet international des CBVAT** à Phuket. Non non, soyez rassurés, j'en suis toujours à compter les minutes au boulot en attendant de pouvoir rentrer chez moi regarder des DVDs moisis.
Bref, est-ce que je pourrais arrêter de digresser, s'il me plaît ..? Merci.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs - t'as vu un peu le suspense ? Insoutenable, hein ? Je suis un gén.. *blam!*
...Ahem. Désolé. Je disais donc, avant d'être grossièrement interrompu par moi-même..? Ah oui, le fameux week-end.

Celui-ci a commencé, vendredi "soir" - à partir de 17h30 - par une 飲み会 (nomikai; littéralement, rencontre boisson) avec mon équipe de travail ainsi que le jeune nouveau du département. Qui à 24 ans, soit dit en passant, se trouve tout comme moi en dessous de la moitié de la moyenne d'âge dudit département... L'évènement était à l'occasion de mon anniversaire. Celui ci avait effectivement eu lieu un mois plus tôt, mais si on avait bien prévu un truc le jour même, à l'époque, ça n'avait pas pu se faire ; c'était un lundi, lors duquel j'avais fait la "kaisha buissonnière" pour cause de gueule de bois carabinée.
Une soirée pleine de bonne humeur, qui dériva rapidement des conversations d'usage à une étude comparative des meilleurs spots de drague à Chiba, et autres techniques d'approches devant les toilettes. Croyez-moi quand je vous dit que j'en passe et des meilleures; et il n'est pas encore 21 heures au moment des faits... Puis vient le moment de quitter le restaurant, pour donner une excuse à ce très cher Nagao-san pour rentrer chez lui en zigzaguant : il avait bu pas moins de 3 bières, grand fou qu'il est. Heureusement les deux autres compères sont d'une toute autre trempe, et s'attellèrent à me faire faire la tournée des bars de la ville. Chose qui s'avère laborieuse; Chiba a beau être la Saint-Étienne du Japon ("on a beau dire, on a beau faire, c'est une ville de merde"), elle compte son million d'habitants, donc un nombre plus que respectable de bars.
Heureusement (?), un coup de fil viendra mettre fin à ce marathon. En provenance d'une autre bande de collègues qui, contre toute attente, nous invitèrent à aller picoler avec eux... Des gens beaucoup trop sobres, avec parmi eux probablement les pires no life salarymen que j'aie vu. C'était déjà étonnant en soi de les voir "en société" !
Rien d'étonnant donc à voir tout ce petit monde se rentrer avant les 12 coups. Mais après ce passage à vide (si on néglige, bien sûr, les 2 pichets de bière et les 3 bouteilles de sake descendues dans l'intervalle), mes deux complices étaient remontés comme des pendules. Voilà qu'il me jettent dans un taxi, en discutant très fort et très vite d'un endroit que tous les deux semblent fréquenter. Mais impossible de comprendre plus que ça de leur enthousiaste conversation. Surtout avec 3 grammes dans chaque bras. Je me laissais donc porter vers le milieu de nulle part, vers un bâtiment anonyme, puis vers un deuxième étage sans enseigne visible... Pour me retrouver dans un petit bar à karaoke, bruyant mais pas brillant***. Ce qui en soi est un choc, vue ma haine passion inconditionnelle pour cette activité si japonaise. Mais mon esprit était bien trop préoccupé par les soupçons que soulevaient progressivement en moi le nombre irrationnel de demoiselles en robe de soirée présentes dans ce boui-boui, ainsi que leur origine ethnique similaire (Philippines, visiblement). Des soupçons rapidement dissipés, pour laisser place à de la certitude - passablement horrifiée - en voyant lesdites demoiselles s'empresser de remplir les verres et allumer les cigarettes des clients (...entre autres). Je venais de me faire emmener dans un karaoke/bar à hôtesses de seconde zone. Par mon boss. Ô joie !

Je laisse à mes lecteurs le soin d'imaginer la fin de la soirée.
Je suis sûr que pendant que vous y êtes, vous pouvez même imaginer le réveil du lendemain. Je tiens quand même à préciser que j'ai réussi l'exploit de me faire réveiller par mon propre mal de tête, quelques heures seulement après m'être endormi. Je suis très fier de moi - je l'étais encore plus sur le moment, d'ailleurs.

Mais pas de repos pour les braves; ma soirée était bien bookée, avec pour commencer une de ces fameuses Kōta-party... Comment expliquer ? Kōta est un ami japonais qui organise des soirées "internationales", qui consistent grosso modo à faire se rencontrer de jeunes japonaises cherchant a parfaire leurs compétences linguistiques et de jeunes occidentaux avec, ma foi, des objectifs assez similaires. Sachant qu'on a eu une mauvaise expérience avec une soirée dans ce genre, Sissi et compagnie ont refusé de m'y accompagner, mais heureusement je connaissais quelque lascars sur place****. N'empêche qu'un open bar à 19h quand on n'a pas décuvé de la veille, c'est un peu rude.
S'en suivit une soirée peu ordinaire, à laquelle j'avais convaincu la clique de me rejoindre. Ca se passait au Super Deluxe, une petite gallerie/bar/"lieu d'expérimentation" à Roppongi. Très hype et très artsy... Mais le programme de la soirée était loin d'être inintéressant, et promettait tout du moins un bon changement du schéma trop habituel de nos samedi soirs. Après la projection d'un film tout aussi excellent qu'ésotérique (Avalon, de Mamoru Oshii), on a eu droit à une séance de questions-réponses avec un éminent critique de cinéma, dont 99% nous est passé largement au-dessus de la tête.
Mais c'était loin de nous préparer au passage de Marcello le poète.
Marcello est un poète torturé. Ce qui consiste, pour ce que j'en sais, à déblatérer des phrases sans queue ni tête (ni rimes) mais avec beaucoup de conviction, en bougeant beaucoup, et en faisant des têtes bizarres.
C'était... original.
Mais la vraie raison de ma venue, hormis l'observation d'une faune pas banale dans le public - jeunes artsy-fartsy chics, papas en tongs avec jeunes enfants, hippies, architectes, punks - était la suite des réjouisssances : un peu de live painting et une projection par Rinpa Eshidan (dont je vous ai déjà montré les travaux), un mix pas piqué des hannetons et un live de hip-hop par Zulu Nation Japan. Chouettos !
les Rinpa en action - c'est évidemment moins impresionnant quand ce n'est pas en accéléré...

La fresque après une bonne heure de boulot. J'ai plein de photos en cours de réalisation, j'essaierai de faire un gif animé si ma flemmingite ne me ratrappe pas avant

La suite et fin de la soirée fut plus conventionnelle, à base de Muse et de limonade.
Mais mon week-end ne s'arrêtait pas là : j'avais encore des plans pour le dimanche après-midi, je restais donc sur Tokyo pour la nuit.
Note pour plus tard : trouver de la place dans un manga café décent où roupiller, voire un manga café tout court, un samedi à 4h à Shibuya... pas exactement une partie de plaisir.

C'est donc frais et dispos - ou pas -, après visionnage de quelques chef-d'oeuvres cinématographiques tels que Tokyo Drift ou Le Transporteur 2 (désolé) pour tuer le temps dans mon box très comfortable - ou pas -, que je me dirigeais sur les coups de midi vers Yoyogi Park pour la dernière étape de mon week-end marathon : un concert gratuit en plein air, de midi au soir, auquel j'ai été grâcieusement convié par mes nouveaux amis jongleurs.
(Ah, d'ailleurs, je vous ai pas dit : j'ai finalement rencontré Yuta-sensei ! Joie ! Il m'a même appris quelque figures, la classe - bon ce sera sûrement encore plus la classe quand j'arriverais à les faire. Ca fait un mois que je m'acharne dessus sans succès...)
J'ai eu la bonne surprise à mon arrivée sur place d'y trouver un sympathique marché aux puces - vêtements, vinyles, jouets, un peu de tout et beaucoup de bonne ambiance.

Le concert lui-même était très bonne esprit, dans un genre très roots/jam, avec un public à forte tendance hippie. J'ai vu plus de dreads dans cette journée que dans tout le reste de l'année... Beaucoup de gens très sympas et communicatifs. La grande constante de la journée : les bulles de savon. Quasiment tout le monde avait son petit jouet à souffler des bulles, suffisamment pour en avoir quasiment en permanence dans son champ de vision ! Assez surréaliste, et carrément rigolo. J'ai pris mon bulleur et je me suis joint à tous ces grands enfants, avec un plaisir non dissimulé !
Ca fait de chouettes photos, en plus.
L'album complet est ici


Une excellente après-midi donc, malgré mon état de fatigue déraisonnablement avancé et la chaleur insupportable. J'étais quand même bien content de retrouver mon lit dimanche soir. Mais pas de retrouver mon bureau lundi matin...


The end pour ce week-end là, donc.
Pour celui qui est en train de commencer, il y a au programme : un pique nique, un anniversaire, et le plus gros feu d'artifice de Tokyo. Ca devrait faire de jolies photos :D

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* Je n'ai en fait pas eu l'honneur de cette magnifique request, que j'ai piquée chez FoM. Un jour peut-être, moi aussi... C'est un peu pour ce genre de choses que je voudrais devenir un blogueur influent moi aussi, quand je serai grand.

** Conférences Bidons à Vocation Alcoholico-Touristique - la recherche, quoi.

*** Comme nous nous étions fait la remarque avec l'ami Sissi : tu peux toujours essayer de faire entendre la différence à un japonais...

**** Note pour les mauvaises langues : j'étais venu les voir eux, pas faire de la linguistique avec les demoiselles

26 juin 2007

Anniversaire... bitural. Forcément.

Un cré jouli et cré bon gâteau;
par contre, j'ai barbouillé ma chemise blanche toute neuve avec

C'est maintenant officiel : je suis toujours un jeune con, mais moins. Enfin, pour la partie jeune surtout; avec tous les neurones qui ont connu une mort violente lors des célébrations concomitantes, j'ai bien peur que mon autre condition ne s'arrange pas (exemple : je suis obligé de sortir le dictionnaire pour orthographier "concomitantes" correctement).

On a donc fêté ça ce samedi. Un double anniversaire en fait, puisque celui de l'amie Naho tombait à peu près en même temps. Un concept très sympa ; j'ai eu l'impression d'avoir deux fois plus d'amis que je n'en ai en réalité (dont plein de charmantes demoiselles, ce qui ne fut pas pour déplaire à mes collègues !). Une soirée qui ressembla au final beaucoup à n'importe lequel de mes samedis soirs, mais après un bon passage de Monsieur Plus : plus de gens, plus de fun, (encore) plus d'alcool. Et nettement plus de cadeaux.
Ces derniers m'ont fait dire que définitivement, les gaillards me connaissent bien ! Ils peuvent se ranger en trois catégories : alcool, trucs débiles, et fromage. Du champagne et des bières importées pour la première ; des sabots en plastique rose (the truc à la mode en ce moment) (si vous pensiez que Tokyo est un haut lieu de la mode, il est encore temps pour changer d'avis) avec un onigiri bonus, des gants design dont je me demande ce que je vais bien pouvoir faire, et un T-shirt politiquement pas très correct côté les trucs débiles ; enfin, une sélection de fromages bien de chez nous, plus un peu de bon gros pâté. Je fus comblé.

j'ai aussi eu droit à un déguisement de Pikmin
(blague de gamer, faut pas chercher...)


Ce fut aussi l'occasion de prendre quelques photos desdits compères. J'ai eu quelques requêtes à ce sujet, et c'est vrai que mes photos manquaient jusque là cruellement de gens dessus... Je m'en vais donc vous présenter quelques-uns de ceux-ci.

Sylvain et Ari pour commencer; on ne les présente plus,
ce n'est pas leur première apparition par ici


en haut : Oliver l'anglais , Mizuki la chérie de Sylvain, les deux autres vous connaissez
en bas : Sha la chinoise presque-Vulcanus, ...quelqu'un (très sympa au demeurant), et Sarah l'italienne

les Tokyo Girls au presque-complet :
elles sont mes camarades de beuverie sabbatique depuis quelques mois
en haut : Jenny, Tomoko, un bout de Naho, un bout de Motoko et un front non identifié
en bas : Stephany, Kana, et je-sais-toujours-pas-comment-elle-s'appelle


Kana à nouveau, Joana la portugaise, 2 japonais très sympas (par contre les prénoms...)
en bas, Oliver et Steve, les deux british de service (le sourire ultrabrite, c'est Steve)

Motoko et son indéfectible sourire XL:
voilà pour les demandes de photos de moi avec un japonaise mignonne



Voilà voilà, il en manque encore, mais c'est un bon début.
Une sacrément bonne soirée d'anniversaire en tout cas. Merci tout le monde !

d'aucuns vous diront que Roppongi regorge de types louches, voire effrayants :
c'est vrai. (zoomez un peu, vous verrez de quoi je parle)

(comme d'hab, ces photos et d'autres en grand format sur l'album Flickr qui va bien)

Poi party

Un nouveau récit de week-end aujourd'hui, qui nous ramène cette fois-ci 10 jours en arrière. Si vous vous souvenez bien, je vous disais à l'avance comment ça allait être fantabuleux...

un cadre idyllique

Il s'avère que j'ai peut-être un peu extrapolé. Attention, pas que c'était pas bien, loin de là ! J'ai beaucoup apprécié et j'aurais voulu y rester plus longtemps (ou faire ça plus souvent) (ou les deux). Simplement, il n'a pas été tellement question de jonglage, et je n'ai pas trouvé l'ami Yuta parmi tous ces gens. Je n'ai pas pu lui payer de bière, ni apprendre les techniques secrètes du maître, ni en faire des vidéos à l'éventuel insu de son plein gré...

bon, ça jonglait un peu quand même hein

Le plus marquant était probablement le lieu. J'y étais déjà allé pour faire un BBQ universitaire avec l'ami Kōta et autres Komazawa-iens (ce qui me fait penser que je n'ai pas mises ces photos en lignes, faudra que je le fasse). Ça se trouve sur les bords d'une rivière, Futakogawa, sous un pont ou passent moult voitures et un métro toutes les 2 minutes - vraiment trop glamour! Il y a même des tags sur les piles du pont, ce qui est absolument évident d'un point de vue français, mais c'est plutôt étonnant dans un contexte Tokyoïte. Ce qui donnait à l'évènement un petit air de rave party - version light quand même hein, on est au Japon...
Je pense qu'on tient là un lieu essentiel de la jeunesse underground de Tokyo.

le gros sound system qui fait boum boum, les DJs à accessoires funky,
le vieux frigo plein de bières,
les jeunes à casquette : on s'y croirait

on avait même des baba-cool à djembé et didjeridoo;
ils ressemblent étrangement à leurs homologues européens


Il était donc plutôt question de regroupement festivo-social que de réel évènement jonglistique pur et dur; les activités phares étaient la danse, les saucisses grillées, la bière et la drague. On n'avait hélàs pas ramené les saucisses, mais on a fait notre part pour ce qui est du reste !

Ari le chasseur, en pleine action (belle prise non ?)

Sissi aussi a bien travaillé, mais avec moins de succès

Il devait être question de jonglage un peu plus sérieusement à partir de la tombée de la nuit, en passant en mode son et lumière (voire odeurs aussi ; vu le niveau d'alcoolémie moyen, l'odeur de cochon grillé a dû faire une apparition remarquée). Hélàs il nous a fallu reprendre la route avant cela, puisque nous avions de la vinasse sur la planche, et on ne pouvait pas faire attention nos hôtes. Déjà que c'est la croix et la bannière pour obtenir un droit de visite, valait mieux pas arriver (trop) à la bourre !

A charge de revanche, donc. Peut-être bien aussi tôt que ce dimanche, puisque je crois qu'il y a un regroupement un peu plus axé jonglage (à confirmer).

A tchao !

(again, ces photos et d'autres en grand format dans l'album Flickr qui va bien)

PS : c'est seulement après (genre là maintenant) que j'ai appris de quoi il s'agissait précisément : le deuxième anniversaire du 新宿雑技団, traduit avec brio par Google comme "Shinjuku Careless Skill Group", communauté Poi majeure à Tokyo. J'ai même trouvé, deux semaines trop tard, le programme détaillé de l'évènement. Qui confirme que j'ai raté la performance de Yuta T_T (alors je fait comme tout le monde : YouTube)

25 juin 2007

Le sport version goanzen-ni

Voilà donc, quelques semaines plus tard, un petit compte-rendu de l'évènement sportif de mon entreprise. Avec évidemment son lot de surprises, de choses incompréhensibles, de kawaii et d'alcool : ça se passe au Japon, après tout!

Et n'oubliez pas le slogan du jour : *truc incompréhensible* !

Arrivée sur les lieux à 10h30 dimanche matin. Le lieu étant le Chiba Mariners Stadium, rien que ça : un des plus grands stades de baseball du coin, ce qui m'avait un peu laissé sur le popotin quand on me l'avait annoncé... Ok, c'est une grosse entreprise, m'enfin de là à remplir des stades de X0.000 personnes avec ses employés sur seulement 2 des 5 sites de production nationaux, faut pas pousser quand même! Il y avait bien une finte : le lieu réel était en fait une annexe juste à côté dudit stade, salle "polyvalente" adjacente au Makuhari Messe. Bien grand quand même, et plutôt plein.

Même pour faire la ola, ils trouvent le moyen d'être organisés:
il s'agit de se lever quand le drapeau passe.

Deuxième surprise : je ne suis à peine arrivé que l'alcoolique de service me tend une binouze, avec un sourire fleurant bon l'ébriété. Rappel : il est 10h du matin un dimanche! Bon, on va mettre ça sur le compte de son alcoolisme, les autres ont quasiment tous ramené leur marmots, ils vont quand même pas se murger à une heure pareille alors qu'on est sensés être là pour faire du sport... Et bien croyez-le ou pas, mais ils étaient tous en train de picoler. Pour le département, soit disons 30 personnes, il y avait un stock d'environ 120 binouzes; aucune n'a survécu. A midi, je m'étais déjà fait payer tellement de bières que j'en avais bu deux litres, et j'avais encore 3 canettes de retard.
Le plus drôle dans l'histoire, c'était probablement les Kirin mobiles (spéciale dédicace): tout une nuée de serveuses en uniforme jaune fluo, évidemment à jupe courte, avec chacune une mini-tireuse de bière dans le dos, qui tournaient dans les gradins...


Pendant que papa se saoûle, un tigrou cro meugnon détourne l'attention des enfants

Pour ce qui est du sport, rien de bien inoubliable: on a eu droit à tous les grands classiques - de la course, divers relais, le tir à la corde (auquel j'ai participé; rien de très intéressant à en dire), etc. Mais il y avait aussi diverses "épreuves" un peu plus inattendues :

Celle-ci ne mérite pas de longues explications; c'était quand même pas très sportif

le janken géant (pierre-feuille-ciseau), très sportif aussi...

Et surtout, aux alentours de midi en pendant en fait quasiment la moitié de la journée, les activités ont laissé place à des sketches préparés par les divers départements de l'entreprise. Ca a été un réel festival... Une surenchère absolument monstrueuse dans le costume ridicule, la chorégraphie idiote, et l'incompréhension totale du public! Je pensais que cette furieuse impression de surréalisme était dûe au fait que je ne comprenne pas ce qui se raconte, ou au fait que l'humour japonais est de toute façon (en général) complètement inaccessible au commun des gaijins. Mais après 3 ou 4 sketches sans le moindre début de commencement de compréhension de ce qui se passait, j'ai quand même voulu demander aux collègues de m'expliquer vaguement de quoi il retournait; il s'est avéré qu'eux mêmes n'y pigeaient pas grand chose !!

Typiquement, le sketch complètement incompréhensible

Une reprise de pseudo-bioman; compréhensible, mais tout de même édifiant

dans une reprise de Lupin, le flic qui court en rond et ne sert à rien (fidèle à l'original donc)

Une pompom girl comme on aimerait en voir plus souvent (ou pas)

Mais au final, qui a bien pu gagner alors ? Eh bien en toute logique, c'est le président de la compagnie, qui a amplement mérité la coupe du gagnant en restant patiemment assis sur son siège pendant tout ce temps sans virer aucun de ces couillons déguisés.



The End


(ces photos et d'autres en grand format dans l'album Flickr qui va bien)