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27 juillet 2007

Le week-end le plus long

Musique :
Lady Sovereign - Public Warning
Flim :
The Simpsons, sortie ce soir !!
Série :
The O.C.
une série qu'on a un peu honte de la regarder, mais qu'elle est bien quand même
Jeu :
Rainbow Six Las Vegas
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Voilà quelques temps déjà que je vous inonde, cher lecteurs, de diverses choses rigolotes et/ou intéressantes piochées dans mes pérégrinations quotidiennes sur la toile: du vrai blogging, quoi, du qui rapporte des visiteurs qui ne font même pas partie de ma famille, ou qui n'arrivent pas en tapant "les punitions corporelles dans les colleges anglais" dans Google ("mauvaise pioche", j'ai envie de dire).
Enfin, voilà pour la théorie du moins... Et on sait ce que ça vaut la théorie, surtout quand c'est votre humble serviteur qui essaie de la mettre en pratique.
Face au cuisant échec de cette stratégie, et voyant que mes très chers lecteurs ne daignent pas me gratifier de plus d'un commentaire par semaine, je décide donc unilatéralement de retourner à l'ancienne formule : je repars dans le racontage de life tout en longueurs et, si vous êtes sages, en images. Car oui, il se passe des choses racontables dans ladite life, récemment.
Le fait que je précise "récemment" devrait vous fournir un indice sur les raisons de l'absence de tels récits sur ces pages ces derniers temps...
Anyways.

Note a posteriori : j'ai même fait très très fort en termes de longueurs, pour le coup. Si tu n'as pas 1 heure à perdre à lire mes conneries, je ne t'en voudrais pas; si tu n'as que ça à faire, je ne peux que te conseiller d'aller te chercher un café.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs. Je pense que de toute façon - sauf arrivée récente sur ce blog en tapant "conséquence geste technique salade"* dans votre moteur de domination du monde recherche préféré, ou alors vous avez vraiment pas suivi - vous aviez déjà supposé que ma vie en semaine n'était pas subitement devenue passionnante, à base de massages à l'huile de coco sur la plage après une réunion infiniment gratifiante avec des sommités internationales au sommet international des CBVAT** à Phuket. Non non, soyez rassurés, j'en suis toujours à compter les minutes au boulot en attendant de pouvoir rentrer chez moi regarder des DVDs moisis.
Bref, est-ce que je pourrais arrêter de digresser, s'il me plaît ..? Merci.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs - t'as vu un peu le suspense ? Insoutenable, hein ? Je suis un gén.. *blam!*
...Ahem. Désolé. Je disais donc, avant d'être grossièrement interrompu par moi-même..? Ah oui, le fameux week-end.

Celui-ci a commencé, vendredi "soir" - à partir de 17h30 - par une 飲み会 (nomikai; littéralement, rencontre boisson) avec mon équipe de travail ainsi que le jeune nouveau du département. Qui à 24 ans, soit dit en passant, se trouve tout comme moi en dessous de la moitié de la moyenne d'âge dudit département... L'évènement était à l'occasion de mon anniversaire. Celui ci avait effectivement eu lieu un mois plus tôt, mais si on avait bien prévu un truc le jour même, à l'époque, ça n'avait pas pu se faire ; c'était un lundi, lors duquel j'avais fait la "kaisha buissonnière" pour cause de gueule de bois carabinée.
Une soirée pleine de bonne humeur, qui dériva rapidement des conversations d'usage à une étude comparative des meilleurs spots de drague à Chiba, et autres techniques d'approches devant les toilettes. Croyez-moi quand je vous dit que j'en passe et des meilleures; et il n'est pas encore 21 heures au moment des faits... Puis vient le moment de quitter le restaurant, pour donner une excuse à ce très cher Nagao-san pour rentrer chez lui en zigzaguant : il avait bu pas moins de 3 bières, grand fou qu'il est. Heureusement les deux autres compères sont d'une toute autre trempe, et s'attellèrent à me faire faire la tournée des bars de la ville. Chose qui s'avère laborieuse; Chiba a beau être la Saint-Étienne du Japon ("on a beau dire, on a beau faire, c'est une ville de merde"), elle compte son million d'habitants, donc un nombre plus que respectable de bars.
Heureusement (?), un coup de fil viendra mettre fin à ce marathon. En provenance d'une autre bande de collègues qui, contre toute attente, nous invitèrent à aller picoler avec eux... Des gens beaucoup trop sobres, avec parmi eux probablement les pires no life salarymen que j'aie vu. C'était déjà étonnant en soi de les voir "en société" !
Rien d'étonnant donc à voir tout ce petit monde se rentrer avant les 12 coups. Mais après ce passage à vide (si on néglige, bien sûr, les 2 pichets de bière et les 3 bouteilles de sake descendues dans l'intervalle), mes deux complices étaient remontés comme des pendules. Voilà qu'il me jettent dans un taxi, en discutant très fort et très vite d'un endroit que tous les deux semblent fréquenter. Mais impossible de comprendre plus que ça de leur enthousiaste conversation. Surtout avec 3 grammes dans chaque bras. Je me laissais donc porter vers le milieu de nulle part, vers un bâtiment anonyme, puis vers un deuxième étage sans enseigne visible... Pour me retrouver dans un petit bar à karaoke, bruyant mais pas brillant***. Ce qui en soi est un choc, vue ma haine passion inconditionnelle pour cette activité si japonaise. Mais mon esprit était bien trop préoccupé par les soupçons que soulevaient progressivement en moi le nombre irrationnel de demoiselles en robe de soirée présentes dans ce boui-boui, ainsi que leur origine ethnique similaire (Philippines, visiblement). Des soupçons rapidement dissipés, pour laisser place à de la certitude - passablement horrifiée - en voyant lesdites demoiselles s'empresser de remplir les verres et allumer les cigarettes des clients (...entre autres). Je venais de me faire emmener dans un karaoke/bar à hôtesses de seconde zone. Par mon boss. Ô joie !

Je laisse à mes lecteurs le soin d'imaginer la fin de la soirée.
Je suis sûr que pendant que vous y êtes, vous pouvez même imaginer le réveil du lendemain. Je tiens quand même à préciser que j'ai réussi l'exploit de me faire réveiller par mon propre mal de tête, quelques heures seulement après m'être endormi. Je suis très fier de moi - je l'étais encore plus sur le moment, d'ailleurs.

Mais pas de repos pour les braves; ma soirée était bien bookée, avec pour commencer une de ces fameuses Kōta-party... Comment expliquer ? Kōta est un ami japonais qui organise des soirées "internationales", qui consistent grosso modo à faire se rencontrer de jeunes japonaises cherchant a parfaire leurs compétences linguistiques et de jeunes occidentaux avec, ma foi, des objectifs assez similaires. Sachant qu'on a eu une mauvaise expérience avec une soirée dans ce genre, Sissi et compagnie ont refusé de m'y accompagner, mais heureusement je connaissais quelque lascars sur place****. N'empêche qu'un open bar à 19h quand on n'a pas décuvé de la veille, c'est un peu rude.
S'en suivit une soirée peu ordinaire, à laquelle j'avais convaincu la clique de me rejoindre. Ca se passait au Super Deluxe, une petite gallerie/bar/"lieu d'expérimentation" à Roppongi. Très hype et très artsy... Mais le programme de la soirée était loin d'être inintéressant, et promettait tout du moins un bon changement du schéma trop habituel de nos samedi soirs. Après la projection d'un film tout aussi excellent qu'ésotérique (Avalon, de Mamoru Oshii), on a eu droit à une séance de questions-réponses avec un éminent critique de cinéma, dont 99% nous est passé largement au-dessus de la tête.
Mais c'était loin de nous préparer au passage de Marcello le poète.
Marcello est un poète torturé. Ce qui consiste, pour ce que j'en sais, à déblatérer des phrases sans queue ni tête (ni rimes) mais avec beaucoup de conviction, en bougeant beaucoup, et en faisant des têtes bizarres.
C'était... original.
Mais la vraie raison de ma venue, hormis l'observation d'une faune pas banale dans le public - jeunes artsy-fartsy chics, papas en tongs avec jeunes enfants, hippies, architectes, punks - était la suite des réjouisssances : un peu de live painting et une projection par Rinpa Eshidan (dont je vous ai déjà montré les travaux), un mix pas piqué des hannetons et un live de hip-hop par Zulu Nation Japan. Chouettos !
les Rinpa en action - c'est évidemment moins impresionnant quand ce n'est pas en accéléré...

La fresque après une bonne heure de boulot. J'ai plein de photos en cours de réalisation, j'essaierai de faire un gif animé si ma flemmingite ne me ratrappe pas avant

La suite et fin de la soirée fut plus conventionnelle, à base de Muse et de limonade.
Mais mon week-end ne s'arrêtait pas là : j'avais encore des plans pour le dimanche après-midi, je restais donc sur Tokyo pour la nuit.
Note pour plus tard : trouver de la place dans un manga café décent où roupiller, voire un manga café tout court, un samedi à 4h à Shibuya... pas exactement une partie de plaisir.

C'est donc frais et dispos - ou pas -, après visionnage de quelques chef-d'oeuvres cinématographiques tels que Tokyo Drift ou Le Transporteur 2 (désolé) pour tuer le temps dans mon box très comfortable - ou pas -, que je me dirigeais sur les coups de midi vers Yoyogi Park pour la dernière étape de mon week-end marathon : un concert gratuit en plein air, de midi au soir, auquel j'ai été grâcieusement convié par mes nouveaux amis jongleurs.
(Ah, d'ailleurs, je vous ai pas dit : j'ai finalement rencontré Yuta-sensei ! Joie ! Il m'a même appris quelque figures, la classe - bon ce sera sûrement encore plus la classe quand j'arriverais à les faire. Ca fait un mois que je m'acharne dessus sans succès...)
J'ai eu la bonne surprise à mon arrivée sur place d'y trouver un sympathique marché aux puces - vêtements, vinyles, jouets, un peu de tout et beaucoup de bonne ambiance.

Le concert lui-même était très bonne esprit, dans un genre très roots/jam, avec un public à forte tendance hippie. J'ai vu plus de dreads dans cette journée que dans tout le reste de l'année... Beaucoup de gens très sympas et communicatifs. La grande constante de la journée : les bulles de savon. Quasiment tout le monde avait son petit jouet à souffler des bulles, suffisamment pour en avoir quasiment en permanence dans son champ de vision ! Assez surréaliste, et carrément rigolo. J'ai pris mon bulleur et je me suis joint à tous ces grands enfants, avec un plaisir non dissimulé !
Ca fait de chouettes photos, en plus.
L'album complet est ici


Une excellente après-midi donc, malgré mon état de fatigue déraisonnablement avancé et la chaleur insupportable. J'étais quand même bien content de retrouver mon lit dimanche soir. Mais pas de retrouver mon bureau lundi matin...


The end pour ce week-end là, donc.
Pour celui qui est en train de commencer, il y a au programme : un pique nique, un anniversaire, et le plus gros feu d'artifice de Tokyo. Ca devrait faire de jolies photos :D

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* Je n'ai en fait pas eu l'honneur de cette magnifique request, que j'ai piquée chez FoM. Un jour peut-être, moi aussi... C'est un peu pour ce genre de choses que je voudrais devenir un blogueur influent moi aussi, quand je serai grand.

** Conférences Bidons à Vocation Alcoholico-Touristique - la recherche, quoi.

*** Comme nous nous étions fait la remarque avec l'ami Sissi : tu peux toujours essayer de faire entendre la différence à un japonais...

**** Note pour les mauvaises langues : j'étais venu les voir eux, pas faire de la linguistique avec les demoiselles

07 juillet 2007

Coup de peinture

Musique:
Super Marios Bros theme
mais pas n'importe quelle version...
Flim:
Kiss Kiss Bang Bang
j'ai un faible pour les films à antihéros en ce moment.
allez savoir pourquoi
Bouquin:
Philip K. Dick - Ubik
il méritait bien que je le relise - je l'ai complètement redécouvert!
Merki Sarah pour celui-là aussi

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Etant dans ma grande lancée photoshopique en ce moment, j'en ai profité pour redonner un coup de jeune à ce bloug et refaire ma bannière, cette fois-ci sans pomper honteusement le graphisme sur mon voisin.

Je m'a bien amusé!

Critiques bienvenues dans les commentaires...


Note: les brushes (brosses), c'est fantastique!

05 juillet 2007

Attention, polémique!

Un article un peu construit appelle le retour de la rubrique des trucs du moment...

Musique :
DJ Cam - The Beat Assassinated
Film :
Lucky Number Slevin
une réplique culte à la minute
Bouquin :
Douglas Kennedy - Cul de sac
un excellent petit bouquin, dévoré d'une traite. Merki Sarah ^^

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Attention, comme le titre l'indique, je vais aborder ici un sujet sérieux/grave/épineux/polémique. Je vais donc commencer par les précautions d'usage : ce que j'écris ici reflète mes opinions personnelles, que je ne cherche en aucun cas à imposer à qui que ce soit. Je suis ouvert aux critiques si elles sont constructives, mais je ne cherche pas à ouvrir un débat. Le but est plutôt d'attirer l'attention sur le problème, il appartient ensuite à chacun de se faire sa propre idée (s'il n'en a pas déjà une); pour ma part, j'ai suffisamment débattu le sujet récemment, merci.

La polémique en question, bien que récurrente, a été déclenchée par la récente déclaration du ministre de la défense japonais Fumio Kyuma, qui disait en substance :
« Les bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki ne pouvaient être évités. » (source)
Et de continuer en disant qu'ainsi la capitulation japonaise avait été accélérée et l'invasion russe évitée. Ledit ministre est connu pour son franc-parler (un trait pas très courant par ici) et ses déclarations polémiques. Il est de plus député de Nagasaki, ce qui n'arrange pas spécialement les choses.
Comme on peut s'y attendre même sans connaître la politique japonaise, cette déclaration pas très politiquement correcte (surtout sortie du contexte) lui a valu un tollé général et un levé de boucliers monstrueux. Avec à la clé, mardi, sa démission forcée du gouvernement.

Alors je pourrais argumenter des heures, comme beaucoup le font en ce moment, sur la justification ou non de ces bombardements. C'est un grand classique de la prise de bec depuis plus de 60 ans maintenant, en usant et abusant de tous les arguments possibles et imaginables (pour ne pas dire imaginaires)... Pendant ce temps, les faits historiques clés eux-mêmes se sont perdus dans mes méandres de l'histoire et des manipulations politiques. Et quand bien même ils seraient avérés, les gens continueraient sans le moindre doute de se mettre allègrement sur la gueule à ce sujet.
Je vais donc les laisser faire et passer directement à la suite.

Ce qui m'a vraiment interpellé dans cette affaire, c'est la violence et la rapidité avec laquelle le gaillard s'est retrouvé lapidé sur la place publique, pour avoir osé dire ce que bon nombre d'historiens sérieux considèrent aujourd'hui comme une réalité (D'ailleurs, Hirohito lui-même avait déclaré exactement la même chose en 75, même si dans un contexte différent... source).
À moi, ça me semble plutôt symptomatique d'un refus total et borné d'assumer la responsabilité d'une quelconque faute commise pendant la guerre. Une vilaine tendance japonaise au négationnisme et au révisionnisme...

Petit rappel de politique du japon :

Le nationalisme japonais présente trois particularités. D’abord il est revendiqué par des responsables présents au sein même du pouvoir. Nous n’avons pas de Haider ou de Le Pen, parce que chez nous, les extrémistes ont trouvé grâce au sein même du gouvernement et du parti au pouvoir, le Parti libéral démocrate (PLD) dont l’actuel chef de file est le Premier ministre Shinzo Abe.
Ensuite, les nationalistes au pouvoir ne cachent ni leur sympathie ni leur nostalgie pour l’ancien empire militaire du Japon. Des responsables au pouvoir répètent que le Japon d’après-guerre n’a pas à faire de repentir pour ses crimes passés, dans la mesure où la guerre que le «Grand Japon» mena en Asie alors, fut, d’après eux, une «guerre de libération» des peuples d’Asie de la domination occidentale. [...]
Enfin, le nationalisme japonais est ouvertement ethnique. Il refuse la logique de l’Etat moderne et le contrat social depuis Thomas Hobbes. Il comble en vérité un vide creusé par le retrait de l’Etat à l’ère de la globalisation. Or, la nation prise au sens ethnique, c’est à mon avis très dangereux.
Extrait d'article paru dans Libération (source)

Charmant n'est-ce pas ?

Pour ceux qui comme moi on dormi/joué à la bataille navale en cours d'histoire au lycée, rappels rapides de quelques faits sur le Japon des années 30-40:
-Durant cette période, le japon était dirigé par l'empereur Hirohito,
qui était encore considéré à l'époque comme un descendant de la déesse Amaterasu et donc une divinité incarnée (akitsumikami). Il prône la supériorité ethnique du peuple japonais et lance une campagne de "libération de l'asie", car la
mission divine du Japon est d'unir les huit coins du monde sous un seul toit (Hakko ichiu) - c'est la tristement fameuse politique nationale du Kokutai.
-C'est sous ce prétexte que la Chine sera envahie. La liste des atrocités japonaises commises à cette période est longue comme le bras, et contient des items aussi charmants que le massacre de millions de civils et l'utilisation d'armes chimiques et bactériologiques (dont la peste).
-Aveuglés par leur croyance en l'empereur, le Kokutai et le Bushidō (code d'honneur du samurai), l'armée impériale se battait systématiquement jusqu'au dernier homme et allait jusqu'au suicide collectif pour éviter la capture, voire à encourager des civils à faire de même (source).

Ces faits sont évidemment biaisés pour illustrer mon argument, mais ils restent des faits. Et pourtant, si vous demandez à un japonais de vous résumer la seconde guerre mondiale, il y a de fortes chances qu'ils vous répondent : "il y a eu une guerre dans le Pacifique, puis les bombes A ont été lâchées sur Hiroshima et Nagasaki". Le traumatisme de ces bombardements est compréhensible, mais les japonais se posent systématiquement en victimes absolues. Expansionnisme, crimes de guerre ?
Jamais entendu parler...
Alliance tripartite ?
C'est quoi ça ..?
Le devoir de mémoire admirablement réalisé en allemagne n'a pas cours au Japon. Les responsables politiques continuent de soutenir qu'il n'y a pas lieu de s'excuser pour l'annexion d'une partie de la Chine et de la Corée, qui était une "libération des frères d'asie"; de nier les exactions commises, bien qu'elles soient prouvées; d'aller régulièrement payer leurs respects à des criminels de guerre de classe A, farouches partisans de l'alliance avec Hilter et Mussolini, au sanctuaire de Yasukuni...
Et ne parlons même pas des manuels scolaires...

Alors oui, sans aucun doute, les bombardements atomiques sont une tragédie, un de ces moments de l'histoire que que l'on souhaite ne jamais voir se reproduire. Et ce, que la fin ait justifié les moyens ou pas. Mais il en va de même pour toutes les atrocités qui ont eu lieu pendant cette guerre, et il faudrait voir à ne pas trop oublier que le japon est à l'origine d'une part non négligeable de celles-ci...
Le nombre des civils tués en Chine par l'armée japonaise entre 37 et 45 est estimé à presque 4 millions. Le massacre de Nanking a lui seul a fait plus de morts que les bombes A.
Alors si le japon voulait bien faire son travail de mémoire et admettre ses erreurs passées, ils seraient parfaitement en droit de se plaindre encore et encore de ces bombardements. Mais nier absolument ses propres crimes d'un côté et se poser constamment en indiscutable victime de l'autre... Ce n'est pas ce que j'appelle une position tenable.

Vous savez ce qu'on dit sur ceux qui ne connaissent pas l'histoire...

Article largement inspiré de GaijinSmash, ainsi que de divers débats et articles Wikipedia

12 juin 2007

GaijinMan, Superhéros

Musique :
Lady Sovereign - 9 to 5
le jour, et
TTC - frotte ton cul par terre
la nuit
Vidéo :
24, saison 5
ou mon échec total dans la recherche de films regardables dans mon videoclub
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Les anglophobes vont finir par me haïr : encore un lien tout en anglais... Mais pour une fois, ça parle du Japon, et plus précisément du statut de Gaijin.
Azrael, grand black américain, prof d'anglais à Kyoto et star de la blogosphère, décrit avec génie les super-pouvoirs du Gaijin. Et arrive aux mêmes conclusions houblonnées (et pourtant si vraies) que votre serviteur et ses comparses.

11 juin 2007

I wanna be, heu.. Tetris ?

Musique :
Halcali - Giri giri surfrider
sors de ma tête, s***perie!!
Film :
Shrek 3, en avant première :D
pas inoubliable, mais raisonnablement rigolo
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Haut les coeurs, débranchez vos cerveaux - les japonais on réussi à nous sortir un jeu TV encore plus idiot que Takeshi Castle! Jugez plutôt :



On notera l'apparition de Choi Hong-man, la star coréenne du K1 - difficile de ne pas noter l'apparition d'un gars qui fait 2m18, de toute façon... Encore un gros débile qui fait, je vous le donne en mille, le gros débile à la télé. Franchement, je le préfère quand il réduit des gens en bouillie (genre il te fend le crâne avec son genou alors que son talon opposé est tranquillement posé au sol).

Ceci dit, c'est très con certes, mais ça ne m'a pas fait autant rigoler que l'épreuve des rouleaux à pâtisserie (avec une petite en bonus, avant) :



Takeshi Powaaaa !

06 juin 2007

Ensemble, tout devient mesquin

Musique :
Films :
des navets, des navets, et encore des navets...
Du coup, j'ai pris une carte au videoclub du coin pour essayer de rectifier le tir
Jeu :
Ninja Gaiden Sigma, en précommande !
J-7 pour moi, M-4 ou 5 pour vous *Gniark gniark gniark*

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Vu d'ici, certains évènements se passant aux environs de l'autre extrémité de la patatoïde terrestre semblent... Quelque peu saugrenus (c'est réciproque, vous me direz; mais seulement, ce qui est fabuleux de ce côté-ci, c'est que les évènements locaux me laissent tout aussi perplexe). Comme par exemple cette charmante anecdote que nous relatent les Ogres de Barback - sur leur Myspace hin hin alors en fait non je vais pas mesquiner sur leur Myspace, ça pourrait parasiter un peu le message de ce post (cf titre)(et puis en plus ils mettent leur morceaux en écoute en entier).
Histoire relayée via BPTP ça faisait longtemps

[Insère ici, après lecture de ladite anecdote, le commentaire hargneux de ton choix]


Heureusement, les Google requests du jour sont là pour égayer ma journée :
"de quoi est fait l'agrafeuse"
Celle-ci me fait dire que certains ont vraiment des progrès à faire en grammaire, syntaxe, et surtout choix de mots clés. Et que d'autre part, Google fume du crack, parce que me sortir 6ème dans les résultats de cette recherche...
"le mythe de vulcanus"
Contrairement à la plupart des mythes, celui-ci est court et très drôle :
Vulcanus, ce sont les ambassadeurs civils de l'Europe
*mouahahahahahahahahahahaha*




Sinon, à part ça ? Ben rien. Sinon, je le posterais...

Je m'éclate toujours à fond au boulot, à un tel point que j'ai des problèmes de raideur intempestive qui ne forçent à rester cloué sur ma chaise. Mais c'est pas grave, pour rien au monde que je quitterais des yeux mes passionnants calculs... C'est tellement bon, j'ai l'impression de regarder un marathon Derrick (en version originale non sous-titrée) avec triple dose de pubs type dimanche après-midi sur TF1, 8 heures par jour. Et ça dure depuis des mois. Ô indiscible volupté!

Il me reste les week-ends, vous me direz. Mais si on retranche tout le temps que je dois passer à évacuer tout ce trop-plein de bonheur accumulé dans la semaine (ce qui passe bien évidemment par l'ingurgitation de quantités industrielles de limonade), plus le temps nécessaire pour s'en remettre, il ne reste plus grand-chose! Heureusement les semaines qui viennent devraient me fournir matière à vous divertir, puisqu'en dehors de la classique torchade-tonic, j'ai d'autres activités plus riches en anecdotes (racontables) et en potentielles photos (montrables) au programme.
Ce week-end, c'est le meeting sportif de l'entreprise, auquel j'ai été grâcieusement convié - si grâcieusement, en fait, qu'ils ne m'ont pas fait l'affront de me demander mon avis. Je suis donc commis d'office au tirage de corde. De la désespérance en uniforme bleu et du sport goanzenni en perspective...
Le week end suivant, ça sera un peu nettement beaucoup mieux puisqu'il y a une espèce de convention de jonglage sur Tokyo, principalement orientée Poi/bolas/chaînes (appelle ça comme tu veux), et pestacle de feu. Ca devrait donc être riche en fun, rencontres, alcool pas forcément à brûler, et cramage de cheveux. On devrait sûrement jongler un peu aussi, éventuellement. En tout cas, j'annonce déjà plusieurs centaines de photos* et autant de joulies vidéos que je pourrai en mettre dans ma carte mémoire!

En attendant, je n'ai plus qu'à retourner à mon marathon Derrick.


*que je publierais, pour changer. J'en ai d'ailleurs quelques brouettes sur mon disque dur qui n'ont pas encore vu la lumière du jour (pour cause de trier c'est chiant, principalement). Je pense les uploader à l'arrache, ça devrait calmer les hordes en furie qui me harcèlent pour que je fasse des massages cardiaques à mon compte Flickr, qui est effectivement pas très très mobile depuis un certain temps déjà.

31 mai 2007

Voilà qui pourrait m'être utile.

Album du moment :
Qhuit - Granbang
Vidéo :
Lost S3, fin
argh, 8 mois avant la suite ! T_T
Jeu :
Starcraft
petite séance nostalgie à l'occasion de la sortie prochaine de la suite
... 10 ans après ! L'a bien vieilli le p'tit Starcraft !

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Vous avez des soucis de réveil ? Peut-être que comme moi, vous abusez du snooze et vous vous réveillez tous les matins à 7h00, puis 7h03, puis 7h06, 7h09, et ainsi de suite jusqu'à être complètement à la bourre ..? Je dois dire que mon cas est particulièrement désespéré : j'arrive parfois à déprimer mon réveil au point qu'il laisse tomber et arrête de snoozer. Ces jours là je me réveille généralement frais et dispos, sur les coups de 11 heures - ce qui laisse une sensation un peu désagréable sachant que le boulot commence à 8h30...
Pour éviter ce genre de désagréments, j'ai essayé beaucoup de techniques; j'en suis arrivé à avoir trois réveils différents, minutés avec précision pour sonner au même moment, et placés stratégiquement pour me forcer à me lever.
Oui, je suis irrécupérable. Et masochiste.


Mais je viens de découvrir cette fabuleuse invention, petite perle de la technologie au service des handicapés du réveil à tendance masochiste dans mon genre : Clocky.
Ce petit machin vicieux fera tout pour arriver à son but maléfique, à savoir vous tirer de sous la couette. Il va sonner une première fois, comme un gentil réveil, et le gros flemmard que vous êtes va, forcément, écraser son gros poing velu sur le bouton snooze, et - fort à propos - se remettre à snoozer. A ce moment, ce gros fourbe de Clocky va s'enfuir et aller se cacher un peu n'importe où dans ta chambre !! Quelques minutes plus tard, il sonnera depuis sous ton lit, derrière ta table de chevet ou un peu n'importe où ailleurs, et tu n'auras plus qu'à lever tes fesses pour aller mettre une grosse râclée à ce con de réveil. Mais au moins, tu seras debout.

Reste le souci qu'à 50 dollars l'unité, étant donné la forte probabilité qu'un machin qui te force à ramper sous ton lit au réveil finisse rapidement encastré dans un mur, ça pourrait revenir un peu cher cette connerie.
N'empêche, j'en veux un!!

25 mai 2007

Tokyo post-apocalyptique

Chanson du moment :
Yoshida Brothers - Kodo
Rock the shamisen !
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Isaharu Motada, artiste contemporain japonais, dépeint une Tokyo post-apocalyptique bluffante. Toute personne connaissant ces endroits ne pourra pas y rester indifférent !

Un peu plus sur l'artiste,
et d'autres travaux de la série (les images sont hélàs toutes petites).

Bonne nouvelle, il exposera ses travaux à partir de la semaines prochaine (5.30) au musée d'art contemporain Kumamoto.
Mauvaise nouvelle (je viens de m'en rendre compte) : Kumamoto est l'autre bout du Japon T_T

22 mai 2007

My interview

Chanson du moment :
Cut Chemist (feat. Hymnal) - What's the altitude
Livre :
Ken Grimwood - Replay
Merki Naïs ^^
Jeu :
Metal Gear Solid Portable Ops
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Voilà un bon moment maintenant que ce blog ressemble plus à une collection de liens qu'à un blog perso. Ce qui est bien dommage - "ou pas" me direz-vous, mais je ne vous écouterai pas : c'est chez moi ici, j'y fais ce que je veux ! Nomého !
Où en étais-je, avant cette grossière interruption ..? Ah oui, c'est le retour en mode mylife.com, donc. Il ne faudrait pas oublier qu'un blog, ça sert surtout à se flatter l'égo - que comme chacun sait, j'ai surdimensionné. Je rectifie donc le tir dès à présent le tir en vous proposant une interview de moi, en anglais. C'est pas drôle, ni d'un intérêt fantastique, mais ça vous fera toujours travailler votre angliche !
Pour ceux que ça inquiète : non, je ne m'amuse pas à m'auto-interviewer en anglais comme une rock star schyzophrène... C'est un questionnaire qui circule parmi les Vulcanus, pour faire un recueil-souvenir à la fin de l'année. D'ailleurs, si je lis une interview de collègue digne d'intérêt, je vous la mettrai ici aussi...



1 - Self-introduction, please! Name, age, country, studies, interests... Tell us who you are.
Hi! I’m Thomas, from France. I’m 22 and I study Engineering Mechanics. My hobbies are snowboard, photography, paragliding… and beer. よろしく!

2 - In what company are you working now? What is its main activity? Is your internship interesting? What is it about?
I am working for JFE Steel Corporation, in Chiba. I guess you can figure out by yourselves what this company does… More precisely, I do material science research concerning electronic chips packaging, although it is not exactly my major.
I’d say the subject of my internship itself is very interesting. But unfortunately, due to my position as a trainee and the very “traditional” organization of my company, I get no real responsibility in the project: it feels more like a technical job than a research one.

3 - Where do you live now, and how?
I live in Chiba, a large city east of the Tokyo Bay. It’s not exactly a thrilling city, but I’m not that far from downtown Tokyo (around 1h30)... At least it doesn’t feel that far anymore, since I had to travel to the other side of Tokyo every day for the first 4 months to get to the Japanese language school, like a regular salaryman! I would have thought that unacceptable back in France, but this is how people live here. There’s a price to pay for living in the Tokyo jungle! Now I work just 10 minutes away from my place by bike, which is cool.

4 - Ok, now let's rewind a little: why are you here? Why did you apply to Vulcanus?
A question I’ve been asked a thousand times, and I’m still unsure about how to answer it… I really wanted to travel abroad this year, and make something else than studying, for a change: I had been solving equations and stuff for 5 years, I really needed to take a break and make something that actually leads to some results. Or at least, be in a fun and interesting place – the further, the better! Besides, I also have a thing for Japanese pop culture and was really curious about this country. So when by chance, I ran into that ad poster for the program beside my university’s coffee machine, I just thought: “that’s it!”

5 - In the end you succeeded: how did you feel when you were told that you passed the selection? What was your reaction?
It was kind of tough, in a sense, because I was with my girlfriend at the very moment I opened that fatidic “you are selected” mail. Of course, she didn’t enjoy it that much. It was quite awkward... But besides that, of course, I felt really happy and excited.

6 - You have been selected among more or less 800 other candidates: how do you feel about that?
This may sound arrogant, but I wasn’t surprised all that much. I really thought that is was what I wanted to do, and my profile was a good match with the requirements. Still, it’s something I’m proud of.

7 - Why Japan?
As I said, I’m a Japanese pop culture enthusiast. The 2-year relationship I had with a Japanese girl a few years ago is also one of the reasons… She was always telling me how great Tokyo life is, and complaining about France not having this or that, being plagued by problems that are nonexistent there, etc. I wanted to see for myself.
Plus I like cultural shocks, for the thrill and the perspective you get out of it, and Japan is one of the best places ever for that matter!

8 - Is Japan how you imagined it? Is it different? Generally, are you disappointed or positively surprised?
Well, it is how I imagined it: different! There are things I like very much here, and others that I really dislike, but discovering those things is interesting all the same. I didn’t come here to judge the Japanese culture, but to discover it and learn from it.

9 - About Japanese language, what was your level before Vulcanus '06/'07 started?
Maybe a dozen words picked up from anime: in other words, level zero.

10 - What about now? Are you satisfied with your current skills?
There’s no way I would be satisfied with my level after less than one year! I definitely want to learn more, but considering the short time I’ve been here, I’m happy and proud of my level already. I communicate in Japanese only at work with a reasonable efficiency, and I can stand a basic conversation at a fluent speed. As long as you stay away from the terribly difficult writing system, Japanese is actually not a language as difficult as it is usually described!

11 - How were the Japanese classes held by Kai School teachers?
The level of proficiency I acquired, I owe it in big part to them teachers, so I can be no less than grateful towards them. They were very nice and interesting. Maybe we could have made even more out of the time we had together; I didn’t completely agree with their teaching methods. But again, they did their best to teach us as much as possible, and they did well.

12 - We are in Japan but EU also is playing an important role in our experience: do you feel "European"? How?
I always felt more “citizen of the world” than “French” anyway… Until recently, I didn’t travel out of Europe, so that “citizen of the world” meant more like “European”, in fact! I am strongly opposed to the concept of nationalism. I believe that if we get rid of these dangerous, out-of-date ideals, a prosperous, strong and culturally richer European Union can be built.

13 - Did the Vulcanus so far change your vision of EU and its citizens?
It is extremely interesting to cohabitate with people from all across Europe in this program, and it’s one of its very enjoyable characteristics. I never had the opportunity before to meet people from Finland, Lithuania, Slovakia, and Portugal… Such a heterogeneous group of people can only fortify this “European” feeling, especially when facing together the striking cultural gap with Japan. Makes you say, “Hey, we’re all just the same” - But each with our cultural specificities, good or bad, that spice things up a little!

14 - Around 100 days are left before our Vulcanus ends... how do you feel?
I feel like it’s time to take a step backwards and look at the big picture. What did I want to do here that I still didn’t..? How to make the most of the time that I have left?

15 - Is one year in Japan a too long time for you, or too short?
It felt terribly short for the first few months; they flew away in the blink of an eye. But now that I am anchored in the routine of a salaryman’s life, time passes much more slowly. I think more would be too long for me.

16 - Do you feel homesick?
Not that much, although of course I miss the people back there. I am very much looking forward to my coming back there, as a student again, in a new city!

17 - Do you think that this Vulcanus will bring advantages to your future career? Why?
Obviously, this is a very strong experience. As a line on a résumé, this is something to be proud of. I doubt that I am going to work for a Japanese company or one with contacts in Japan, but I am aiming at a job with a strong “international” feel to it, and for that matter the Vulcanus experience will definitely be appreciated.

18 - What did you learn so far? Not only about knowledge or skills, but also about yourself.
I think I learned quite a lot about human relationships. This is hard for me to put in words yet, but I probably will get a broader point of view on life in general from this experience. I feel like I will come back with more self confidence and maturity.

19 - Would you recommend this experience to someone else? Would you give any warning?
I would recommend it to almost anyone, for this is a great adventure. But one has to be aware that loneliness can become an issue: people who have very strong relationships with their relatives and friends might want to think twice about it.

20 - Any regret so far? Do you think you lost some opportunities?
I may have gotten a little bit too much into a “Tokyo lifestyle”, and I understand now I probably should have partied less and traveled more. Spending too much money on unnecessary things prevented me from making the most of my stay here.

21 - What's next? What do you plan to do after the end of our Vulcanus?
I still didn’t finish my studies back in France, so I will go back there and get my Masters degree. After that, I’ll probably go for a PhD.

22 - Imagine your company offers you to have a full time job (related to your specialty) here in Japan: would you accept? Why?
No. Being a trainee here is a good experience, but I’m not cut out for working in a Japanese company. Besides, I have a contract with the French state, stating that I will finish my studies there, so wouldn’t be possible anyway.

23 - Will you come again to Japan in the future? Why?
I hope so, but probably not in a near future. There are plenty more countries I would like to discover while I am young and have a chance to do so. I would enjoy coming back, but it is not a priority for the next years.

24 - What will remain of this year? Is there something you think you will never forget?
There are plenty! I cannot even start listing them. The unique feel of Shibuya and Shinjuku, the magnificence of Kyoto, the crazy clubbing nights, and some of the people I was lucky enough to meet here…

25 - The interview is finished. Good luck for your future my friend! Is there anything you would like to say last?
Just this: Vulcanus banzai! and… Kanpai!

14 mai 2007

Brebis égarées

L'album du moment :
Mr Scruff - Trouser Jazz
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J'ai l'immense joie de vous annoncer qu'un pas de plus a été franchi vers la gloire bloguesque pour moi et mes non-aventures niponnes, puisque j'inaugure aujourd'hui la catégorie de posts de remplissage préférée des blogueurs influents avec plein de lecteurs, pour quand ils ont a rien à dire : les fameuses, les inénarrables, les trépidantes requêtes Gogole.
Pour les gens pas très 2.0, voilà le concept : comme le blogueur moyen (donc quelqu'un qui vendrait un rein pour plus de lectorat), je traque vos moindres mouvements sur ces pages. Des petits outils vicieux me permettent de savoir qui vient lire mes conneries, quand, depuis où, à quelle fréquence, si vous rigolez ou pas, en portant des sous-vêtements de quelle couleur, etc.
Ça permet aussi de savoir ce que recherchaient les gens qui sont arrivés ici en faisant une recherche sur Godgle. Et des fois, c'est pas triste (surtout avec les commentaires du FoM).

lache tes comm's :
Oui bon ben ça va hein, pas la peine d'insister non plus, j'ai déjà dit que j'avais honte. Sadique, va.

gaijin skyblog :
Ça suffit maintenant ! Attention, je vais pleurer !
Je l'aurai pas volé, remarque.

puscapinfanophile :
Ben m.rde alors, c'était pas une blague, y'a vraiment des gens qui s'intéressent à ça !? En tout cas, y'a des requêtes pour lesquelles on peut être fier de sortir premier sur Google.
Celle-ci n'en fait pas partie, mais c'est toujours plus glorieux que celle-là.

japonaise dreadu :
Je dois te reconnaître des goûts nettement moins mauvais que l'internaute moyen en matière de recherche de photos de demoiselles. Par contre, il te reste des progrès à faire en terme d'utilisation d'un moteur de recherche... Là, t'as dû être un peu déçu du résultat quand même.

pipeautique :
Un brebis pas vraiment égarée - si tu cherchais des exemples de cet art majeur qui est celui de ne parler pour ne rien dire, tu as cliqué à la bonne porte !

pigeon geant face a la camera :
Une requête qu'elle est presque trop belle pour être vraie... Sérieusement, je suis même pas dans les 5 premières pages de résultat ! Pour un peu je croirais que quelqu'un vient exprès en passant par des recherches débiles pour me faire rigoler, comme ça se fait chez les influents.
Objectif atteint si c'est le cas !



Et puis ça n'a rien à faire ici, mais ça m'a beaucoup fait rigoler : dans la droite lignée de Takeshi's Castle dont je parlais juste en dessous, voilà un petit extrait de Silent Library, un autre jeu japonais absolument débile, et surtout, cruel. Personne ne me croit quand je dis que les candidats des jeux télévisés sont carrément torturés quand ils perdent. Alors voilà une preuve ! D'ailleurs, c'est pas comme si il y avait vraiment un jeu : c'est juste à celui qui va se faire torturer - on se demande un peu pourquoi les invités viennent.


11 mai 2007

J'ai lien à laconter

Musique :
Oi Va Voi - Oi Va Voi
un groupe bulgare, mais qui ne chante pas en yaourt pour autant
(ce post commence très mal niveau jeux de mots)

Vidéo :
les derniers Lost
une série qu'elle est bien, parce qu'après on peut perdre plein de temps à lire
toutes les théories[en] plus ou moins farfelues pondues par des fans

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Il faut bien admettre qu'il se passe notoirement rien sur ce blog récemment, mis a part le nombre de commentaires historique sur le billet précédent (alors que bon, en fait, y'avait pas plus de monde que mes 2 commentateurs habituels). N'allez pas en conclure qu'il ne se passe rien dans ma vie pour autant. Tiens, pas plus tard qu'hier, j'étais On the Shinkansen again, en route vers l'inénarrable Sendai (et pourtant narrée avec brio par un certain poète du haiku) (et non pas poète d'haiku) (ne cherchez pas le jeu de mots, il n'y en a pas, c'est juste une vendetta personelle). Hé oui, business trip tout ça, comme les vrais salarymen. Même que Kawasaki-sensei il m'a dit que mes résultats ils étaient vachement bien, alors tu penses bien moi j'étais content comme une poule qui aurait trouvé un couteau (si si, cette expression existe, même que ma mémé elle l'aime bien, et même qu'elle fait 81 points au Google Fight) (l'expression, pas ma mémé*) (ce qui est bien mais pas top, mais c'est juste parce que mamie a pas de blog). Et puis même que je vais sous peu avoir l'occasion de faire bon usage de l'agreg que je n'ai pas en donnant monnayant des cours particuliers de physique/chimie à une fille de diplomate français (d'où moulte pépettes la clef). Bref, ma vie est passionnante, j'ai tout plein des choses à raconter et tout...
Ah ben non en fait, ça y est, je crois que j'ai fait le tour là.

Donc face à cette désespérante sécheresse je vous propose, comme à mon habitude, de meubler avec une selection de la foultitude de sites sur lesquels je perds mon temps en ce moment :

- Nicolas Police, parce que mieux vaut en rire qu'en pleurer, et puis en musique tant qu'à faire. En plus c'est Olaf Hund qui fait ça. Et Olaf Hund, j'l'aime bien, il fait des remixes rigolos.

- The Midnight Examiner de FoM, qui n'est pas du tout en anglais, mais qui me désopile très beaucoup. Les plus perspicaces auront peut-être déjà remarqué son apparition récente là à droite, pas très loin de sa Kérie (elle aussi ayant tendance à provoquer du rigolage de bon aloi, malgré les ecarts de language qui la caractérisent). allez savoir pourquoi je suis allé intercaler You entre les deux, le pauvre, j'ai peur qu'il n'en ressorte pas indemne... Mais pour en revenir au FoM, non seulement le gaillard me fournit grâcieusement ma lecture pour la semaine (et probablement la suivante aussi) mais il a le bon goût (?) d'être fan de W9, une chaîne qui a elle-même le bon goût de rediffuser des morceaux choisis de la mythique émission Kitano's Castle, bijou d'humour douzième degré dans l'écrin maladorant des innombrables jeu télévisés idiots nippons. Et donc le FoM enregistre tout ça un peu régulièrement et le jukeboxise pour notre plus grand plaisir. C'est par là (d'aucuns remarqueront que ça se passe pas sur l'Examiner mais sur un ailleurs où y'a des trucs chouettes aussi, genre "La Bible...Ou Presque"). Allez, vous avez même droit à un teaser :


(EDIT furtif : j'en ai mis une encore mieux à la place finalement)

- Hyppocampotame : j'en connais dans le coin qui aiment bien les blogs à BD (et qui ont pas forcément des centaines d'heures à tuer à lire des conneries), alors voilà.

- Ah, et pis y'a Dieu qu'est grave de retour en ce moment, c'est bonheur.


*Quoique... Le Google Fight de grand-mères entre blogueurs, je crois que je tiens un concept trop de la hype 2.0 là !! Mais vu que la mienne fait un score de 4, dont 4 homonymes, je crois que je vais le garder pour moi ce concept. Trop la honte sinon (quoiqu'au moins, maintenant, si un jour un malotru me lance "ta grand-mère sur Google", je pourrais être sûr que c'est rien qu'une mauvaise langue)

08 mai 2007

"Les français sont des veaux"*

Musique :
Wax Taylor - Hope & Sorrow
encore et toujours, en boucle
Vidéos :

Borat
On m'en avait dit plein de bien. Même des critiques respectables l'ont encensé.
J'ai laissé tomber au bout de 20 minutes... Vraiment trop naze !
Ken Park
Ca, par contre, c'est bien (et pas que pour les scènes de fesses)
Jeu :
Oblivion

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*c'est pas de moi. Si ça ne vous plaît pas, c'est sur De Gaulle qu'il faut aller crier
(mais je doute qu'il vous écoute)

J'avais commencé à vous écrire un post MyLife, principalement pour cacher un peu mon article précédent qui est déjà resté un peu trop longtemps en haut de page et j'ai honte. Mais je me suis rapidement rendu compte qu'il s'avérait absolument sans intérêt, surtout que j'essayais farouchement de ne pas y parler politique. Sans grand succès bien sûr.
Donc, au lieu de mon blabla soporifique et légèrement surfait à base de jem'emmerdeauboulot, je vous propose de ne pas parler politique. Et de laisser faire ceux qui savent à ma place.









Pour ma part, je me contenterai de donner quelques chiffres :
Ventilation par classe d’âge du vote Royal
- 18/24 ans 53%
- 25/34 ans 54%
- 35/49 ans 56%
- 50/64 ans 51%
- 65 ans et plus 25%
De veaux à vieux, il n'y a qu'un pas.

EDIT après m'être fait taper sur les doigts : source = sondage IFOP. Les chiffres donnés par le même sondage IPSOS diffèrent nettement :
Ventilation par classe d’âge du vote Royal
- 18/24 ans 58%
- 25/34 ans 43%
- 35/44 ans 50%
- 44/59 ans 55%
- 60/69 ans 39
%
- 70 ans et plus 32%
On a tendance à dire l'IPSOS plus fiable que l'IFOP. D'autre part, 3600 sondés pour IPSOS contre 900 pour l'IFOP. Ce qui a tendance à nuancer le propos, quand même.
Ben alors, les 25/34 ??

Pour plus de détails, voir le document IPSOS proposé par Sylvain, avec beaucoup d'infos intéressantes (si on met de côté la question de la fiabilité) :
Comprendre le vote des français


26 avril 2007

Jah Pastafarai

Musique :
Wax Tailor - Hope & Sorrow
une tuerie absolue, digne successeur de Tales Of the forgotten melodies. A écouter absolument. Merci Sarah

Video :
Heroes E19
Ça pète ! Ça claque ! Ça arrache le sac à Mémé ! Et il y en a encore 3 à venir !

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Ces chers nippons sont plutôt très ouverts sur les questions de religion. Quand on pose la question "quelle religion pratiquez-vous ?", sur 130 millions d'habitants, 106 millions répondent shintoïsme et 96 millions bouddhisme (pour ne citer que les deux majeures)... Ils se définissent d'ailleurs souvent comme "shintoïstes à la naissance, chrétiens lorsqu'ils se marrient, et bouddhistes à leur mort". Sans compter que la religion "locale", le shintoïsme, compte à peu près une infinité de petits dieux (qui ne meurent même pas quand ils perdent leur dernier fidèle, contrairement à ceux de Pratchett*). Forcément, ça relaxe un peu sur les questions de tolérance.

Pourtant, c'est toujours un peu difficile quand il est question d'aborder le sujet de ma religion. Les japonais ont tendance à partir du principe que je suis rastafarien, étant donné ma fringante crinière, alors que ce n'est point du tout le cas - mais je ne leur en veux pas, j'ai droit aux mêmes préjugés partout (et en particulier de la part des rastafariens eux-mêmes d'ailleurs; certains ont même tendance à se fâcher tout rouge quand je leur explique que en fait non, c'est juste une coupe de cheveux. So long pour l'image babacoolo-tolérante du rasta... Y'a qu'à écouter attentivement les paroles de Bob ou a fortiori Peter Tosh, d'ailleurs, pour se rendre contre qu'ils ne sont pas moins intégristes que les autres)(enfin bref)
Donc voilà, tout ça pour dire que quand je réponds que non, je ne suis pas rastafarien mais pastafarien, les gens ont un peu tendance à me regarder avec des yeux de merlan frit, genre "ah bon ? j'étais sûr que ça se disait Rastafarien pourtant" - et encore, pour ceux qui ne pensent pas que la religion des rasta est le reggae-isme (sic, j'en ai rencontré...)(ok, un, et il avait visiblement trop bu, mais quand même)
Le coming-out pastafarien n'est pas toujours facile donc, puisqu'il demande un peu d'explication quand, même c'est quoi ce bordel, tu te foutrait pas un peu de ma gueule ? Et c'est pas toujours facile en japonais. Heureusement, avec toi lecteur qui comprend la langue de Molière et de Carlos, c'est plus facile. En plus tu est devant ton ordinateur avec le navigateur encore chaud, alors hop, je n'ai qu'à te balancer un lien et emballez c'est pesé :

le pastafarisme

Si en plus tu as le bon goût de comprendre aussi la langue de Shakespeare et de Paris Hilton, tu trouveras plus d'informations et autres trucs rigolos sur le site officiel

Note pour les pastafariens qui me lisent (il y en a au moins un) : si quelqu'un te rit au nez quand tu lui fait ton pastafaring-out (ce qui n'est pas si improbable quand tu expliques que tu vénère un Monstre en Spaghettis Volant), je ne peux que te conseiller de paraître affreusement offensé par son dédain envers ta foi sincère, voire (si l'intéressé fait moins de 1m90/90kg) le traiter de fasciste. Ca ne devrait pas augmenter ton capital sympathie outre mesure, mais tu gagnes un point Godwin et en plus tu es sûr d'avoir son attention pour la suite de tes explications.


Paix, amour et nouilles, mes frères !
Puisse Son Appendice Nouillesque se poser sur vous !

rAmen !


*si tu ne saisis pas la réference, cours chez ton libraire

Note : c'est vachement plus sympa en anglais hein. Autant Monstre en Spaghetti Volant c'est pas top, autant Son Appendice Nouillesque ça devient carrément ridicule

23 avril 2007

Star System à la japonaise

Musique :
Mr Scruff - Trouser Jazz
Vidéo :
Scrubs, saison 6

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Attention, cet article est NSFQM (Not Safe For Quand tu Manges)

Parfois, quand on regarde la TV japonaise, on peut légitimement se poser des questions sur la moralité de celle-ci. Les fameuses émissions-quizz où les récompenses en cas de bonne réponse sont remplacées par des punitions corporelles en cas de mauvaise sont bien connues. Les blagues pas drôles (mais alors vraiment pas) sur des gens qui n'ont rien demandé le sont un peu moins, et pourtant édifiantes aussi.

Mais là ou mon abusomètre a vraiment crevé le plafond, c'est alors que je faisais des recherches intenses et cruciales en rapport direct avec mon travail, en me cultivant sur Wikipedia (c'est aussi ça la magie d'une encyclopédie coopérative: Tu peux toujours chercher dans Universalis, tu risques pas de trouver un article équivalent). C'est dans cette liste pleine de joie et de légéreté que le cas quand même un peu singulier de Issei Sagawa a attiré mon attention.

Je vous laisse lire l'article le concernant, toujours sur Wikipedia (et toujours en anglais); je n'aurais pas raconté ça mieux.

Pour les flemmards et les anglophobes, je résume :
Ce ressortissant Japonais était étudiant en littérature anglaise à la Sorbonne dans les années 80. Un jour, il invite une camarade de classe, Renée Hartevelt, à dîner chez lui pour papoter bouquins. Mais à peine a-t-elle passé la porte qu'il lui loge un pruneau dans la nuque... Et la mange. Consciencieusement, morceau par morceau, en la gardant bien découpée au frigo, il festoiera plusieurs jours sur la demoiselle. Il essaiera ensuite de se débarasser du corps dans le bois de Boulogne, mais il y aura des témoins, et il est arrêté peu de temps après. Lisez l'article pour plus de détails (et vous trouverez même plein de sites de détraqués pour vous raconter dans les grandes largeurs par quelles parties il a commencé et quel goût ça avait, si vous y tenez vraiment), mais en tout cas on peu dire qu'Hannibal Lecter est plutôt kawaii, en comparaison.
...Si on s'arrête là, c'est "juste" une histoire sordide de plus. Mais ce n'est pas fini.
Par la suite, la justice française le déclarera, après 15 mois de détention, légalement fou et donc irresponsable. Il est ainsi extradé vers le Japon où il sera interné dans un hôpital psychatrique puis relâché presque aussitôt grâce aux relations de son père, un puissant industriel.
...Si on s'arrête là, c'est "juste" une histoire de dysfonctionnement judiciaire scandaleux de plus. Mais c'est toujours pas fini.
Car depuis, Issei Sagawa est une star au Japon. Après ça, il a écrit plusieurs bouquins sur son exploit, ainsi que pas mal d'autres ; il est apparu dans un film grand public ; et il a fait de nombreuses apparitions dans des talk-shows et autres, en tant qu'invité, commentateur, mais aussi critique culinaire.

Ils ont même poussé le bon goût jusqu'à prendre cette photo :

Ça me laisse rêveur.


Ou pas.


Plus d'infos : ici ou
Note : la recherche de son nom sur Google Images est fortement déconseillée (sérieusement)

19 avril 2007

Carrramba, encore glandé

Musique :
Du Svinkels et du TTC (cliquez à vos risques et puérils)
j'ai comme un gros besoin de biture en ce moment: vivement ce week end...
Vidéo :
des animes pas forcément inoubliables
Jeu :
du poker online
(avec un don certain pour finir les tournois à la place du con)


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La journée était plutôt bien partie, pourtant : j'avais produit l'effort ce matin, en arrivant au boulot avec moins d'une demi-heure de retard (pour la première fois de la semaine, un jeudi : on a la classe ou on l'a pas). Pour l'occasion, je pense d'ailleurs que je peux m'auto-gratifier du prestigieux titre de plus mauvais stagiaire Vulcanal... Rien de moins. Je suis bien sûr très fier de moi, et je tiens tout particulièrement à remercier mon sommeil de parpaing mort, sans qui je ne serais jamais arrivé jusque là, et aussi mon chef adoré, qui s'en tamponne le coquillard sévère, sans quoi j'aurais été un peu dans la merde quand même.

C'est donc frais et sémillant que j'arrivais ce matin, même pas en retard, dans mon bel uniforme bleu gay ciel, l'oeil alerte et le poil soyeux*. Après avoir rapidement constaté que je n'avais pas d'amis pour m'envoyer des mails et qu'il ne se passait franchement rien dans le monde(.fr), j'ai même envisagé (accrochez-vous) de me mettre au boulot. Alors que j'étais arrivé même pas une heure et demie plus tôt !
Parce que non seulement j'étais réveillé et actif**, mais en plus aujourd'hui est un de ces jours bénis que sont les lendemains de réunions plèbe-dromadaires hebdomadaires***, qui sont en général le seul jour de la semaine où j'ai effectivement quelque chose à faire (l'exception étant les quelques fois où merci-patron me surcharge de travail ; dans ce cas, il m'arrive même d'avoir 3 demi-journées de boulot dans la semaine (si je ne vais pas trop vite)).

Bref, toutes les conditions étaient réunies pour que je m'y colle de bon coeur. J'ouvre donc mon très cher logiciel de calcul, réalisant un fois de plus la contreproductive prouesse (à faire pleurer un Maxime), dont je vous passe les détails techniques, d'utiliser un logiciel tournant sous Unix depuis ma session Windows. Pour me rendre compte que le serveur Unix en question est en train de pédaler grave dans la choucroute, comme seul un Steevy à une finale de Question pour un champion spécial Masters pourrait le faire... Genre je clique sur un truc, je lis un article de BPTP (j'en trouve encore que j'ai pas lus, fantastique) et quand je reviens, mon machin a daigné s'afficher entre temps. Avec de la chance.
So long pour ma productivité du matin...

Puis après le traditionnel déjeuner beurktô, voilà venue la réunion de l'après-midi avec nos chers "experts en simulation numérique", (qui sont a peu près aussi compétents et efficaces dans le domaine que je le suis en "point de croix & macramé", mais c'est une autre histoire). Perspective presque motivante, puisque j'avais récemment appris avec bonheur qu'après 3 mois de calculs répétitifs sur le même modèle, truc de fou accrochez-vous, on allait faire varier la géométrie... Ambitieux, génial, innovant, à la pointe de la recherche, titanesque : les mots me manquent pour décrire la tournure que prend mon stage... C'était donc plus ou moins l'objet de cette réunion.
Durant laquelle j'ai appris que c'était un peu trop ouf-malade-complexe de faire varier une épaisseur, alors c'est ces messieurs les experts qui vont le faire. En se réservant une semaine pour cette tâche pharaonique.
Par souci d'adaptation culturelle au pays du Zen, j'ai réfréné mes pulsions : je ne me suis pas fâché tout rouge, je ne me suis pas encastré la tête dans le bureau, je n'ai même pas ouvert la bouche. "Om", comme qu'y dirait. Que la tempête d'incompétence souffle : je m'en plie le roseau.
Ce qui ne veut pas dire que je ne l'ait pas un peu mauvaise quand même, hein. Mais je l'exprime en faisant ce que je fais le mieux : je glande. Na. Grève complète du calcul.
Bon, évidemment personne dans le bureau ne voit la différence avec d'habitude, mais bon... Je suis un incompris.


Ah au fait, je vous ai dit que mon boulot commençait à sérieusement me lourder ..?



*: attention, certaines de ces affirmations sont un peu des carabistouilles
**: cf *
***: je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin, et je concourre maintenant pour le championnat du calembour le plus moisi de la blogosphère (et peut-être courre est-il de trop, comme qui dirait l'autre (non, pas le prof de français mou, je pensais plutôt à lui). De toute façon, j'ai jamais aimé courrir). Et pourtant, Dieu sait qu'il y a de la concurrence de ce côté (mais il a le bon goût de ne pas en faire partie)

16 avril 2007

Râh Lovely

Musique :
Bajofondo Tango Club
Vidéo :
un anime qu'il est bien sympathique : Noein
Jeu :
Burnout Domination (PSP)
eh oui, je me suis acheté une PS3 les yeux de la tête et je joue plus à ma micro-console à 70 euros, c'est une honte

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Si un jour j'arrive par un moyen quelconque à disposer d'à peu près autant de vies de que de doigts (mais sans devenir ni un chat ni unidoigtiste), voilà comment j'aimerais occuper mes week-ends :



Ca me fait penser que j'ai des potes de cousin par alliance de la soeur d'un gars que m'a présenté une vieille connaissance de ma voisine qui font des vidéos dans un genre tout pareil qu'elles sont bien ; il faudra que j'essaie de voir si elles sont Toitubées aussi (moi j'ai le DVD gniark gniark).
après un poil de recherche : je suis pas sûr que ce soit les mêmes gars, mais en tout cas la vidéo est bien râh lovely aussi. Un simple forfait en station, une minivoile qui coûte une misère ; au final, c'est un sport pratique et pas si cher - si on n'inclut pas l'assurance vie...

EDIT : Piafs*, gare à vous, la concurrence arrive ! Voilà une autre façon relativement très fun de se suicider... Les gars apparaissant sur cette vidéo se sont ratés puisqu'ils aterrissent en un seul morceau (et à une vitesse sufisamment basse pour que ce soit un morceau pas trop flasque), mais je suis convaincu que ce sont des cas isolés.



Note : l'observateur attentif aura remarqué la présence croissante de Toitubages sur ce blog. Tout simplement parce que ça fait partie des mes armes anti-temps favorites du moment (avec BPTP bien sûr). Et puisqu'on en parle, de favorites, les miens à moi que j'ai peuvent t'aider toi aussi à lutter contre ces vilaines minutes dont tu aimerais te débarasser (voire à découvrir de la musique qu'elle est bien, avec un peu de chance)

*je suis sincèrement désolé pour cette blague minable. Ou pas.

12 avril 2007

Êtes vous plutôt puscapinfanophile ou ocaludophobe ?

Musique :
Le Club des 7

Vidéo :
(l'intégrale de) Ask A Ninja

Jeu :
Monster Hunter Freedom (PSP)

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L'esprit humain est un chose absolument fabuleuse, qui ne cessera jamais d'étonner son monde, pour peu que l'on n'ait pas la curiosité d'un bivalve. Il ne connaît pas de limite, je dirais même. Enfin, à moins bien sûr que l'on considère la connerie profonde comme une limite...

Mais les gens de manquent pas d'imagination en tout cas, il faut au moins leur accorder ça. Depuis les profondeurs abyssales de leur ennui, certains font preuve d'une inventivité à couper le souffle ! Comme par exemple le gars qui a lancé la mode (si ça en a jamais été une, ce dont je doute, mais le simple fait que ça existe me semble déjà surréaliste) de la puxisdiphteraniepceophile (si tu as vraiment essayé de lire ce mot, bravo. Moi non). Ou celle de la scalaglobuphilie. Même combat pour la pogonophilie, ou encore la schoinopenxatophilie (là, je vous laisse chercher...). Et puis surtout, on se demande où est-ce qu'ils vont chercher des noms à coucher dehors comme ça ! Mais c'est vrai qu'il faut un nom sacrément savant pour avoir une chance de camoufler la monumentale stupidité de ces hobbies...
Tout ça pour dire que de bonnes tranches de rigolade vous attendent en feuilletant ça.

Ce n'est pas tout. Car effectivement les gens font, sous le coup de l'ennui je présume, plein de choses stupides
de leur plein gré (d'ailleurs, les Darwin Awards donnent souvent de bons exemples aussi) ; mais pas seulement. Car même au niveau du subconscient, il faut bien avouer que parfois les traits de certains de nos congénères sont un peu... déroutants.
En commençant par votre serviteur, qui rigole comme un damné quand il regarde des films avec des presque-gens en train de se faire découper en rondelles, avec projections sanguinolentes en pagaille, par une tondeuse à gazon reconvertie pour l'occasion en mixeur à zombies (mes respects à ceux qui saisissent la référence). Et à côté de ça, si la moindre scène avec une malheureuse piquouze fait son apparition, je me met à suer à grosses gouttes, et quand le moment arrive je ne peux pas m'empêcher de me mettre la main devant les yeux (et éventuellement de pousser des cris de ragondin, dans mes bons jours).
Ce qui, vous en conviendrez, est passablement ridicule. Mais là aussi, l'habile parade présentée précédemment à propos de ces couillons de microtyriosémiophiles
fait des merveilles : "mais non, je ne suis pas une pouille mouillée incohérente, j'y suis pour rien, je suis atteint de bélonéphobie aigüe" (le aigüe ne veut rien dire, mais c'est toujours de bon aloi)
Bien sûr, mon cas est un classique. Mais il faut savoir qu'il existe aussi des phobies nettement plsu étonnantes, comme ces gens atteints de
bitrochosophobie, d'odaculophobie, de furfurophobie, ou pire, d'orchidophobie. Sans même parler de ces pauvres tyrosémiophobes, dont la vie dont être un enfer.
Pour comprendre quelque chose à la phrase ci-dessus, et au passage vous adonner à un peu de lecture des eaux pilantes (désolé), il vous faut cliquer ici.


Merci à Raph : les deux liens sont tirés des archives de BPTP
(encore un petit effort et je vais arriver à le linker dans tous mes posts)