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08 août 2007

Damned, I am démasqued

Regardez-moi ce kanji tout mignon qu'Oliver a fabriqué rien que pour moi :

S'il était nécessaire de le préciser, ça me va droit au coeur. J'envisage de m'en faire un T-shirt dans les plus brefs délais (enfin en rentrant du Japon, parce que d'un point de vue kanji ça ne veut rien dire, donc pas top classe ici...)

27 juillet 2007

Le week-end le plus long

Musique :
Lady Sovereign - Public Warning
Flim :
The Simpsons, sortie ce soir !!
Série :
The O.C.
une série qu'on a un peu honte de la regarder, mais qu'elle est bien quand même
Jeu :
Rainbow Six Las Vegas
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Voilà quelques temps déjà que je vous inonde, cher lecteurs, de diverses choses rigolotes et/ou intéressantes piochées dans mes pérégrinations quotidiennes sur la toile: du vrai blogging, quoi, du qui rapporte des visiteurs qui ne font même pas partie de ma famille, ou qui n'arrivent pas en tapant "les punitions corporelles dans les colleges anglais" dans Google ("mauvaise pioche", j'ai envie de dire).
Enfin, voilà pour la théorie du moins... Et on sait ce que ça vaut la théorie, surtout quand c'est votre humble serviteur qui essaie de la mettre en pratique.
Face au cuisant échec de cette stratégie, et voyant que mes très chers lecteurs ne daignent pas me gratifier de plus d'un commentaire par semaine, je décide donc unilatéralement de retourner à l'ancienne formule : je repars dans le racontage de life tout en longueurs et, si vous êtes sages, en images. Car oui, il se passe des choses racontables dans ladite life, récemment.
Le fait que je précise "récemment" devrait vous fournir un indice sur les raisons de l'absence de tels récits sur ces pages ces derniers temps...
Anyways.

Note a posteriori : j'ai même fait très très fort en termes de longueurs, pour le coup. Si tu n'as pas 1 heure à perdre à lire mes conneries, je ne t'en voudrais pas; si tu n'as que ça à faire, je ne peux que te conseiller d'aller te chercher un café.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs. Je pense que de toute façon - sauf arrivée récente sur ce blog en tapant "conséquence geste technique salade"* dans votre moteur de domination du monde recherche préféré, ou alors vous avez vraiment pas suivi - vous aviez déjà supposé que ma vie en semaine n'était pas subitement devenue passionnante, à base de massages à l'huile de coco sur la plage après une réunion infiniment gratifiante avec des sommités internationales au sommet international des CBVAT** à Phuket. Non non, soyez rassurés, j'en suis toujours à compter les minutes au boulot en attendant de pouvoir rentrer chez moi regarder des DVDs moisis.
Bref, est-ce que je pourrais arrêter de digresser, s'il me plaît ..? Merci.

Donc, le week-end dernier, il s'est passé des trucs - t'as vu un peu le suspense ? Insoutenable, hein ? Je suis un gén.. *blam!*
...Ahem. Désolé. Je disais donc, avant d'être grossièrement interrompu par moi-même..? Ah oui, le fameux week-end.

Celui-ci a commencé, vendredi "soir" - à partir de 17h30 - par une 飲み会 (nomikai; littéralement, rencontre boisson) avec mon équipe de travail ainsi que le jeune nouveau du département. Qui à 24 ans, soit dit en passant, se trouve tout comme moi en dessous de la moitié de la moyenne d'âge dudit département... L'évènement était à l'occasion de mon anniversaire. Celui ci avait effectivement eu lieu un mois plus tôt, mais si on avait bien prévu un truc le jour même, à l'époque, ça n'avait pas pu se faire ; c'était un lundi, lors duquel j'avais fait la "kaisha buissonnière" pour cause de gueule de bois carabinée.
Une soirée pleine de bonne humeur, qui dériva rapidement des conversations d'usage à une étude comparative des meilleurs spots de drague à Chiba, et autres techniques d'approches devant les toilettes. Croyez-moi quand je vous dit que j'en passe et des meilleures; et il n'est pas encore 21 heures au moment des faits... Puis vient le moment de quitter le restaurant, pour donner une excuse à ce très cher Nagao-san pour rentrer chez lui en zigzaguant : il avait bu pas moins de 3 bières, grand fou qu'il est. Heureusement les deux autres compères sont d'une toute autre trempe, et s'attellèrent à me faire faire la tournée des bars de la ville. Chose qui s'avère laborieuse; Chiba a beau être la Saint-Étienne du Japon ("on a beau dire, on a beau faire, c'est une ville de merde"), elle compte son million d'habitants, donc un nombre plus que respectable de bars.
Heureusement (?), un coup de fil viendra mettre fin à ce marathon. En provenance d'une autre bande de collègues qui, contre toute attente, nous invitèrent à aller picoler avec eux... Des gens beaucoup trop sobres, avec parmi eux probablement les pires no life salarymen que j'aie vu. C'était déjà étonnant en soi de les voir "en société" !
Rien d'étonnant donc à voir tout ce petit monde se rentrer avant les 12 coups. Mais après ce passage à vide (si on néglige, bien sûr, les 2 pichets de bière et les 3 bouteilles de sake descendues dans l'intervalle), mes deux complices étaient remontés comme des pendules. Voilà qu'il me jettent dans un taxi, en discutant très fort et très vite d'un endroit que tous les deux semblent fréquenter. Mais impossible de comprendre plus que ça de leur enthousiaste conversation. Surtout avec 3 grammes dans chaque bras. Je me laissais donc porter vers le milieu de nulle part, vers un bâtiment anonyme, puis vers un deuxième étage sans enseigne visible... Pour me retrouver dans un petit bar à karaoke, bruyant mais pas brillant***. Ce qui en soi est un choc, vue ma haine passion inconditionnelle pour cette activité si japonaise. Mais mon esprit était bien trop préoccupé par les soupçons que soulevaient progressivement en moi le nombre irrationnel de demoiselles en robe de soirée présentes dans ce boui-boui, ainsi que leur origine ethnique similaire (Philippines, visiblement). Des soupçons rapidement dissipés, pour laisser place à de la certitude - passablement horrifiée - en voyant lesdites demoiselles s'empresser de remplir les verres et allumer les cigarettes des clients (...entre autres). Je venais de me faire emmener dans un karaoke/bar à hôtesses de seconde zone. Par mon boss. Ô joie !

Je laisse à mes lecteurs le soin d'imaginer la fin de la soirée.
Je suis sûr que pendant que vous y êtes, vous pouvez même imaginer le réveil du lendemain. Je tiens quand même à préciser que j'ai réussi l'exploit de me faire réveiller par mon propre mal de tête, quelques heures seulement après m'être endormi. Je suis très fier de moi - je l'étais encore plus sur le moment, d'ailleurs.

Mais pas de repos pour les braves; ma soirée était bien bookée, avec pour commencer une de ces fameuses Kōta-party... Comment expliquer ? Kōta est un ami japonais qui organise des soirées "internationales", qui consistent grosso modo à faire se rencontrer de jeunes japonaises cherchant a parfaire leurs compétences linguistiques et de jeunes occidentaux avec, ma foi, des objectifs assez similaires. Sachant qu'on a eu une mauvaise expérience avec une soirée dans ce genre, Sissi et compagnie ont refusé de m'y accompagner, mais heureusement je connaissais quelque lascars sur place****. N'empêche qu'un open bar à 19h quand on n'a pas décuvé de la veille, c'est un peu rude.
S'en suivit une soirée peu ordinaire, à laquelle j'avais convaincu la clique de me rejoindre. Ca se passait au Super Deluxe, une petite gallerie/bar/"lieu d'expérimentation" à Roppongi. Très hype et très artsy... Mais le programme de la soirée était loin d'être inintéressant, et promettait tout du moins un bon changement du schéma trop habituel de nos samedi soirs. Après la projection d'un film tout aussi excellent qu'ésotérique (Avalon, de Mamoru Oshii), on a eu droit à une séance de questions-réponses avec un éminent critique de cinéma, dont 99% nous est passé largement au-dessus de la tête.
Mais c'était loin de nous préparer au passage de Marcello le poète.
Marcello est un poète torturé. Ce qui consiste, pour ce que j'en sais, à déblatérer des phrases sans queue ni tête (ni rimes) mais avec beaucoup de conviction, en bougeant beaucoup, et en faisant des têtes bizarres.
C'était... original.
Mais la vraie raison de ma venue, hormis l'observation d'une faune pas banale dans le public - jeunes artsy-fartsy chics, papas en tongs avec jeunes enfants, hippies, architectes, punks - était la suite des réjouisssances : un peu de live painting et une projection par Rinpa Eshidan (dont je vous ai déjà montré les travaux), un mix pas piqué des hannetons et un live de hip-hop par Zulu Nation Japan. Chouettos !
les Rinpa en action - c'est évidemment moins impresionnant quand ce n'est pas en accéléré...

La fresque après une bonne heure de boulot. J'ai plein de photos en cours de réalisation, j'essaierai de faire un gif animé si ma flemmingite ne me ratrappe pas avant

La suite et fin de la soirée fut plus conventionnelle, à base de Muse et de limonade.
Mais mon week-end ne s'arrêtait pas là : j'avais encore des plans pour le dimanche après-midi, je restais donc sur Tokyo pour la nuit.
Note pour plus tard : trouver de la place dans un manga café décent où roupiller, voire un manga café tout court, un samedi à 4h à Shibuya... pas exactement une partie de plaisir.

C'est donc frais et dispos - ou pas -, après visionnage de quelques chef-d'oeuvres cinématographiques tels que Tokyo Drift ou Le Transporteur 2 (désolé) pour tuer le temps dans mon box très comfortable - ou pas -, que je me dirigeais sur les coups de midi vers Yoyogi Park pour la dernière étape de mon week-end marathon : un concert gratuit en plein air, de midi au soir, auquel j'ai été grâcieusement convié par mes nouveaux amis jongleurs.
(Ah, d'ailleurs, je vous ai pas dit : j'ai finalement rencontré Yuta-sensei ! Joie ! Il m'a même appris quelque figures, la classe - bon ce sera sûrement encore plus la classe quand j'arriverais à les faire. Ca fait un mois que je m'acharne dessus sans succès...)
J'ai eu la bonne surprise à mon arrivée sur place d'y trouver un sympathique marché aux puces - vêtements, vinyles, jouets, un peu de tout et beaucoup de bonne ambiance.

Le concert lui-même était très bonne esprit, dans un genre très roots/jam, avec un public à forte tendance hippie. J'ai vu plus de dreads dans cette journée que dans tout le reste de l'année... Beaucoup de gens très sympas et communicatifs. La grande constante de la journée : les bulles de savon. Quasiment tout le monde avait son petit jouet à souffler des bulles, suffisamment pour en avoir quasiment en permanence dans son champ de vision ! Assez surréaliste, et carrément rigolo. J'ai pris mon bulleur et je me suis joint à tous ces grands enfants, avec un plaisir non dissimulé !
Ca fait de chouettes photos, en plus.
L'album complet est ici


Une excellente après-midi donc, malgré mon état de fatigue déraisonnablement avancé et la chaleur insupportable. J'étais quand même bien content de retrouver mon lit dimanche soir. Mais pas de retrouver mon bureau lundi matin...


The end pour ce week-end là, donc.
Pour celui qui est en train de commencer, il y a au programme : un pique nique, un anniversaire, et le plus gros feu d'artifice de Tokyo. Ca devrait faire de jolies photos :D

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* Je n'ai en fait pas eu l'honneur de cette magnifique request, que j'ai piquée chez FoM. Un jour peut-être, moi aussi... C'est un peu pour ce genre de choses que je voudrais devenir un blogueur influent moi aussi, quand je serai grand.

** Conférences Bidons à Vocation Alcoholico-Touristique - la recherche, quoi.

*** Comme nous nous étions fait la remarque avec l'ami Sissi : tu peux toujours essayer de faire entendre la différence à un japonais...

**** Note pour les mauvaises langues : j'étais venu les voir eux, pas faire de la linguistique avec les demoiselles

26 juin 2007

Anniversaire... bitural. Forcément.

Un cré jouli et cré bon gâteau;
par contre, j'ai barbouillé ma chemise blanche toute neuve avec

C'est maintenant officiel : je suis toujours un jeune con, mais moins. Enfin, pour la partie jeune surtout; avec tous les neurones qui ont connu une mort violente lors des célébrations concomitantes, j'ai bien peur que mon autre condition ne s'arrange pas (exemple : je suis obligé de sortir le dictionnaire pour orthographier "concomitantes" correctement).

On a donc fêté ça ce samedi. Un double anniversaire en fait, puisque celui de l'amie Naho tombait à peu près en même temps. Un concept très sympa ; j'ai eu l'impression d'avoir deux fois plus d'amis que je n'en ai en réalité (dont plein de charmantes demoiselles, ce qui ne fut pas pour déplaire à mes collègues !). Une soirée qui ressembla au final beaucoup à n'importe lequel de mes samedis soirs, mais après un bon passage de Monsieur Plus : plus de gens, plus de fun, (encore) plus d'alcool. Et nettement plus de cadeaux.
Ces derniers m'ont fait dire que définitivement, les gaillards me connaissent bien ! Ils peuvent se ranger en trois catégories : alcool, trucs débiles, et fromage. Du champagne et des bières importées pour la première ; des sabots en plastique rose (the truc à la mode en ce moment) (si vous pensiez que Tokyo est un haut lieu de la mode, il est encore temps pour changer d'avis) avec un onigiri bonus, des gants design dont je me demande ce que je vais bien pouvoir faire, et un T-shirt politiquement pas très correct côté les trucs débiles ; enfin, une sélection de fromages bien de chez nous, plus un peu de bon gros pâté. Je fus comblé.

j'ai aussi eu droit à un déguisement de Pikmin
(blague de gamer, faut pas chercher...)


Ce fut aussi l'occasion de prendre quelques photos desdits compères. J'ai eu quelques requêtes à ce sujet, et c'est vrai que mes photos manquaient jusque là cruellement de gens dessus... Je m'en vais donc vous présenter quelques-uns de ceux-ci.

Sylvain et Ari pour commencer; on ne les présente plus,
ce n'est pas leur première apparition par ici


en haut : Oliver l'anglais , Mizuki la chérie de Sylvain, les deux autres vous connaissez
en bas : Sha la chinoise presque-Vulcanus, ...quelqu'un (très sympa au demeurant), et Sarah l'italienne

les Tokyo Girls au presque-complet :
elles sont mes camarades de beuverie sabbatique depuis quelques mois
en haut : Jenny, Tomoko, un bout de Naho, un bout de Motoko et un front non identifié
en bas : Stephany, Kana, et je-sais-toujours-pas-comment-elle-s'appelle


Kana à nouveau, Joana la portugaise, 2 japonais très sympas (par contre les prénoms...)
en bas, Oliver et Steve, les deux british de service (le sourire ultrabrite, c'est Steve)

Motoko et son indéfectible sourire XL:
voilà pour les demandes de photos de moi avec un japonaise mignonne



Voilà voilà, il en manque encore, mais c'est un bon début.
Une sacrément bonne soirée d'anniversaire en tout cas. Merci tout le monde !

d'aucuns vous diront que Roppongi regorge de types louches, voire effrayants :
c'est vrai. (zoomez un peu, vous verrez de quoi je parle)

(comme d'hab, ces photos et d'autres en grand format sur l'album Flickr qui va bien)

25 juin 2007

Le sport version goanzen-ni

Voilà donc, quelques semaines plus tard, un petit compte-rendu de l'évènement sportif de mon entreprise. Avec évidemment son lot de surprises, de choses incompréhensibles, de kawaii et d'alcool : ça se passe au Japon, après tout!

Et n'oubliez pas le slogan du jour : *truc incompréhensible* !

Arrivée sur les lieux à 10h30 dimanche matin. Le lieu étant le Chiba Mariners Stadium, rien que ça : un des plus grands stades de baseball du coin, ce qui m'avait un peu laissé sur le popotin quand on me l'avait annoncé... Ok, c'est une grosse entreprise, m'enfin de là à remplir des stades de X0.000 personnes avec ses employés sur seulement 2 des 5 sites de production nationaux, faut pas pousser quand même! Il y avait bien une finte : le lieu réel était en fait une annexe juste à côté dudit stade, salle "polyvalente" adjacente au Makuhari Messe. Bien grand quand même, et plutôt plein.

Même pour faire la ola, ils trouvent le moyen d'être organisés:
il s'agit de se lever quand le drapeau passe.

Deuxième surprise : je ne suis à peine arrivé que l'alcoolique de service me tend une binouze, avec un sourire fleurant bon l'ébriété. Rappel : il est 10h du matin un dimanche! Bon, on va mettre ça sur le compte de son alcoolisme, les autres ont quasiment tous ramené leur marmots, ils vont quand même pas se murger à une heure pareille alors qu'on est sensés être là pour faire du sport... Et bien croyez-le ou pas, mais ils étaient tous en train de picoler. Pour le département, soit disons 30 personnes, il y avait un stock d'environ 120 binouzes; aucune n'a survécu. A midi, je m'étais déjà fait payer tellement de bières que j'en avais bu deux litres, et j'avais encore 3 canettes de retard.
Le plus drôle dans l'histoire, c'était probablement les Kirin mobiles (spéciale dédicace): tout une nuée de serveuses en uniforme jaune fluo, évidemment à jupe courte, avec chacune une mini-tireuse de bière dans le dos, qui tournaient dans les gradins...


Pendant que papa se saoûle, un tigrou cro meugnon détourne l'attention des enfants

Pour ce qui est du sport, rien de bien inoubliable: on a eu droit à tous les grands classiques - de la course, divers relais, le tir à la corde (auquel j'ai participé; rien de très intéressant à en dire), etc. Mais il y avait aussi diverses "épreuves" un peu plus inattendues :

Celle-ci ne mérite pas de longues explications; c'était quand même pas très sportif

le janken géant (pierre-feuille-ciseau), très sportif aussi...

Et surtout, aux alentours de midi en pendant en fait quasiment la moitié de la journée, les activités ont laissé place à des sketches préparés par les divers départements de l'entreprise. Ca a été un réel festival... Une surenchère absolument monstrueuse dans le costume ridicule, la chorégraphie idiote, et l'incompréhension totale du public! Je pensais que cette furieuse impression de surréalisme était dûe au fait que je ne comprenne pas ce qui se raconte, ou au fait que l'humour japonais est de toute façon (en général) complètement inaccessible au commun des gaijins. Mais après 3 ou 4 sketches sans le moindre début de commencement de compréhension de ce qui se passait, j'ai quand même voulu demander aux collègues de m'expliquer vaguement de quoi il retournait; il s'est avéré qu'eux mêmes n'y pigeaient pas grand chose !!

Typiquement, le sketch complètement incompréhensible

Une reprise de pseudo-bioman; compréhensible, mais tout de même édifiant

dans une reprise de Lupin, le flic qui court en rond et ne sert à rien (fidèle à l'original donc)

Une pompom girl comme on aimerait en voir plus souvent (ou pas)

Mais au final, qui a bien pu gagner alors ? Eh bien en toute logique, c'est le président de la compagnie, qui a amplement mérité la coupe du gagnant en restant patiemment assis sur son siège pendant tout ce temps sans virer aucun de ces couillons déguisés.



The End


(ces photos et d'autres en grand format dans l'album Flickr qui va bien)

15 juin 2007

Demain, je fais ça

Dans une optique de préparation psychologique au barbecue/évènement poïstique (neologisme powaaa) de demain, puisque la météo confirme que contre toute attente, il ne pleuvra pas malgré qu'on soit maintenant dans la saisons des pluies, et sans rapport aucun avec mon désoeuvrement au bureau - j'ai du boulot en plus, c'est juste inintéressant au point de me donner envie de me trépaner avec le combiné du téléphone -, je... euh... je quoi déjà ..? Je suis perdu là. Si je faisais des phrases de moins de 5 lignes, je pourrais peut-être les finir sans oublier le début aussi...
Ah oui, donc en prévision du poïage de demain, je visionnais quelques vidéos de cette bien belle discipline. Et voilà que je tombe sur l'ami Yuta, célébrité du spinning, et Tokyoïte.



Je vais sur son site perso, et que lis-je : le gars sera au barbeuk de demain!
Note to self: payer une bière à ce mec. Voire deux. Enfin, suffisamment pour l'amadouer à m'apprendre quelques tricks, parce que là, je bave partout...

En tout cas, on dirait qu'il va y avoir du gros poisson!! J'espère pouvoir vous ramener des videos tout aussi alléchantes, et puis l'ami Dédé devrait chauffer aussi.
Par contre je vous promet rien pour les vidéos de feu, la partouze à la vinasse* commence plus tôt que prévu, alors je risque de pas pouvoir rester après le coucher du soleil. Ce qui est fort triste d'ailleurs, mais je peux vraiment pas rater le jour de l'année où le Guillaume nous fait visiter la tannière du dragon.

*merci de ne pas prendre ça au premier degré

11 juin 2007

Tu seras un pochtron, mon fils

Quelle meilleure niche marketing que les enfants de moins de 12 ans ? Surtout dans une société ultra-consumériste comme le Japon, où les parents ont tendance à remplacer l'affection par des collections de Pokemon et des DS Lite... L'autre raison, c'est qu'un jour (sauf bête accident de tabouret) ces petites têtes brunes deviendront de gentils salarymen et office ladies, déprimés et alcooliques bien comme il faut. Alors autant fidéliser le client au plus tôt, avant qu'il décide à 14 ans, après avoir goûté toutes les bières du distributeur en bas de chez lui (celui juste à côté du distributeur de porno*), qu'il préfère la Kirin à la Asahi.



J'ai beau être un grand amateur de bière et prêcher ses bienfaits (notamment sur la silhouette) , moi y'en a être choqué là.


*vous croyez que je blague ? Hélàs...
(le lien vaut le coup pas seulement pour les distributeurs à porno, il y a des choses pas banales là dedans)

19 avril 2007

Hip hop, alcoolisme et poésie lyrique

Je linkais tout à l'heure des clips du Svink' et de TTC; j'ai entre temps trouvé un gars qui regroupe un peu tous les clips et autres produits dérivés de ces gars là et d'autres dérangés dans le genre (Qhuit, Tryptik, La Caution, etc), qui ne sont franchement pas faciles à trouver. Pour les amateurs du genre, une vraie mine d'or - ceux qui ne connaissent pas, par contre, vous risquez d'être un peu déroutés. Pour ne pas dire horrifiés. (traduction : lien fortement déconseillé aux parents et petites cousines)

Striptik

Promis, c'est la première et la dernière fois que je linke un skyblog.

29 janvier 2007

Rude week-end

Comme je l'avais laissé entendre dans un post précédent, c'est un week-end pas exactement reposant qui vient de se terminer...


Vendredi soir : soirée chez Yamakawa

Pour les non-Vulcanus, Yamakawa n'est pas un japonais, c'est un collègue espagnol, légèrement excentrique (...), qui se fait appeller comme ca parce qu'il en a eu marre que les japonais prononcent son nom si mal qu'il ne se reconnaissait même pas.
Soirée chez lui, donc, à l'occasion du retour au bercail d'une stagiaire francaise de son entreprise. Ce fut ma première soirée depuis mon arrivée au Japon qui se passe chez quelqu'un plutôt que dans un bar. Quel bonheur ! L'ambiance en est infiniment meilleure, décidément.
En plus, Yamakawa a la chance d'avoir recu par son entreprise un appartement scandaleusement grand : 3 pièces, plus cuisine et salle de bain... une trentaine de mètres carrés... Il peut inviter qui il veut... Alors avec mon 12 mètres carrés placards compris où personne à part moi n'a le droit d'entrer, vous imaginez bien que j'avais un peu la larme à l'oeil.
Monsieur s'est même offert le luxe d'avoir une liste d'invités presque équilibrée entre occidentaux et japonais, ce qui est bien plus difficile que l'on pourrait croire. Et surtout, c'est agréable ; ca retire un peu ce vilain sentiment d'être un étudiant Erasmus qu'on aurait translaté dans un pays différent... Et puis ca permet de parler un peu japonais autrement qu'en mettant des formules de politesses à tous les coins de phrases comme au boulot, ce qui est non seulement chiant mais aussi terriblement laborieux. (cf un post qui arrivera bientôt à ce sujet...)
La soirée en elle-même était très sympa... Enfin, je crois - je me souviens pas très bien :p
Le lendemain matin, par contre, pour les raisons que vous pouvez imaginer, fut beaucoup moins rigolo.


Samedi soir : anniversaire simultané de Sarah et Sylvain

Alors celle-là, connaissant les deux loustics, on s'attendait à ce qu'elle soit apocalyptique ; on a pas eu tellement tort. Le démarrage fut difficile pour les présents à la soirée de la veille, en tout cas pour moi qui dormais encore à 19h pour commencer la soirée à 20 heures... avec deux heures de trajet. Mais tout ca fut vite oublié avec toute cette bonne ambiance.
Sylvain s'est chargé du thème idiot : "pink". Une boisson gratuite sur présentation d'un accessoire rose (broche à cheveux, sous-vêtements, n'importe quoi). Sarah, quand à elle, s'était chargée de trouver un endroit pour la soirée, "un bar tenu par des amis, réservé pour la soirée". Chouette alors, qu'on s'est dit ; mais connaissant un peu la demoiselle, on aurait dû flairer le plan machiavélique...
En cherchant sur internet un plan d'accès à l'endroit, j'ai un peu eu la puce à l'oreille, sachant que les sites listant ce bar étaient tous labellisés gay. Mais dans l'absolu, ils en disaient du bien, et puisque la soirée était privée, ca ne serait pas vraiment plus gay que nos soirées habituelles, aue je me suis dit. Erreur !!
Je l'ai compris très rapidement en arrivant sur place. Car outre les serveurs torse nu, les murs étaient couverts de photos de monsieurs fort peu vêtus, voire pas du tout, dans des poses souvent plus que suggestives. Plus explicitement, la plupart d'entre eux "prenaient les choses en main" - et même en mains, pour les mieux dotés (la majorité, en fait)... La déco des toilettes, tout à fait dans la même veine, fut carrément tout une expérience.
Mais où est le machiavélisme de Sarah dans tout ca, que vous vous demandez ; j'y viens, j'y viens. Pas que ce soit un plan machiavélique visant à tous nous convertir en amateurs de comédies musicales et de Judy Garland, non non, vous n'y êtes pas. Mademoiselle n'y aurait pas d'intérêt particulier d'ailleurs... Non, le coeur de l'histoire, c'est que dans ce bar, les boissons étaient à moitié prix pour ces messieurs disposés à "tomber la chemise" -- ceci pour faire chauffer l'ambiance, mais aussi pour le plaisir des serveurs, et celui des demoiselles présentes qui se régalèrent du spectacle de cette bande d'alcooliques prêts à vendre leur corps pour quelques verres de plus. Tout particulièrement Sarah, dans l'omdre d'un coin de la salle, l'appareil photo en main et un rire digne du Dr. No* sur les lèvres. 95 pourcent des mâles présents finirent effectivement sans le haut. 100 pourcent de ceux-ci finirent la soirée avec diverses inscriptions au marqueur, plus ou moins politiquement correctes, en travers du torse, du dos, ou les deux...
Bref, un début de soirée très réussi.
La fin se soirée fut bien aussi, passée en danse effrénée sur de la bonne musique (pour une fois), et jusqu'à l'aube (comme d'habitude).


Lundi matin, par contre, c'est pas l'éclate....


* Non, pas Jean-Luc....

13 janvier 2007

Du sentiment d'être un héros (à moindre frais)

Petite anecdote tirée de mon vendredi soir à Roppongi...

Après avoir passé ma première semaine au bureau, une décompression digne de ce nom était de rigueur ; je n'avais pas vu Roppongi depuis presque un mois, il était temps de m'y remettre ! Il était temps : moi qu'on appelait Roppongi Master, j'ai réussi à me perdre en allant au Grace - la honte !

J'y suis allé avec Dries et Emiliano, fidèles compagnons de bitures, irremplaçables en ces temps d'explosion du groupe et de solitude. Mais finalement, les deux ont disparu assez rapidement, fort prabablement avec une jolie japonaise au bras, les connaissant (pour Dries je sais pas trop, mais Emiliano c'est sûr :p). Me voila donc tout seul à attendre le premier métro. J'ai passé environ une heure en discussion plaisante et danse avec une charmante demoiselle nommée Haru, d'origine hispano-japonaise (mélange très réussi !), modèle de métier. Seulement voilà, une fois l'heure de fermeture approchant, voilà que mademoiselle s'excuse et se barre. Et lorsque je lui apporte le verre que je lui avais payé et qu'elle avait à peine entamé (alors qu'elle l'avait demandé) pour lui proposer de le finir, voilà qu'elle me néglige comme le premier malotru venu ! Probablement dans la crainte que je me mette à flirter, voire l'inviter à l'hotel ou que ne sais-je (j'ai jamais bien compris comment ça marchait, de toute façon, la drague en boîte). J'imagine que c'est ce qu'on pourrait appeler une 'déformation professionnelle', mais pas très classe quand même, surtout que je n'avais aucune intention de ce genre.

Puisque l'heure de fermeture était arrivée, je sors donc pour rejoindre mes pénates ; En chemin, je m'arrête acheter une boisson au conbini du coin. En sortant, qu'est-ce que je vois? Haru en train de se faire vilainement emmerder par un relou comme on en trouve des camions entiers à la sortie des boîtes, particulièrement au Japon. Elle et sa copine cherchaient manifestement à le fuir, sans grand succès. Je suis resté à observer la scène un instant, jusqu'au moment où le gars se met carrément à la pousser et à la faire tomber. Et voilà que mes jambes se lancent toutes seules en direction de la scène, et que j'interpelle le type... Vraiment pas le genre de chose auquel je suis habitué, surtout en territoire étranger ! Et pourtant me voilà à l'attraper et le raisonner sur un ton (modérément) menaçant, en japonais... Il faut bien dire que le gars faisait dans les 1m60, 60kg, ce qui facilite un peu le travail ! La discussion a à peu près donné ça :

Moi, calme mais ferme : Tu ferais mieux d'arrêter ça.
Lui : Et pourquoi ça?
Moi : Ca se fait pas. Tu vois bien que tu l'emmerdes !
Lui, vaguement provocateur : t'es son mec ?
Moi, parlant lentement : Non, mais toi non plus. Ce que tu viens de faire là, c'est pas très gentleman.
Lui : D'où tu viens, toi ?
Moi : France.
Lui : Les conseils de Francais, je m'en fous.
Moi : Je m'attendais pas à ce que tu m'écoutes...
Lui : Tu me veux quoi alors ??
Moi, grand sourire : Maintenant ? Plus rien. Les filles sont parties depuis longtemps, tu ne peux plus rien leur faire. Allez, bye bye, et bonne nuit !
(une tape sur l'épaule, et direction le métro)

Il m'en a pas fallu plus pour me filer la banane, et me sentir super-héros sur le chemin du retour...

Ce qui, soit dit en passant, ne m'a pas empêché de m'endormir à répétition, au point de rater trois fois la station où j'étais sensé descendre.

05 décembre 2006

Fausses notes et katanas à poisson

Un post en lice pour la compétition du titre le plus con de l'histoire.


C'est l'histoire d'une nuit bien remplie...

Il était prévu qu'on visite le 'Tsukiji fish market' avec les compères Vulcaniens, un beau mardi matin. Mais vraiment très matin... A 9 heures, il ne s'y passe plus rien d'intéressant ; les enchères et autres trucs rigolos ont lieu entre 5 et 6 heures du matin. Sachant que c'est à plus d'une heure de trajet de chez moi, c'était potentiellement assez douloureux.
Mais n'étant pas le seul dans ce cas, on a eu, avec la majorité desdits collègues, de rester sur Tokyo pour la nuit pour s'éviter le désagrément de se lever à 4 heures du matin. Mais puisque les gaillards ne sont pas exactement du genre à gentillement aller faire dodo à 10 heures dans leur hotel-capsule, le programme était de passer la nuit dans un karaoké, en bons petits japonais en devenir... Solution économique s'il en est; pour à peine 10€ par tête, on a eu une réservation de 23h à 5h ! Pour ce qui est de la boisson, on arrive tous avec des sacs, on commande la bière syndicale, puis c'est refill à l'envi; merci la salle privée sans caméra et les combini qui vendent de la bière à 4 € le litre... Il faut bien dire que, de toute façon, on était déjà relativement torchés en arrivant sur place ! C'est à dire que pour supporter les beuglements de mes chers presque-compatriotes, il faut au moins ça. C'est qu'ils ont été environ une demi-octave et deux mesures à côté de l'original, la plupart du temps, ce qui fait un peu mal aux oreilles. Y'a des jours, on est content d'être partiellement sourd !!

Deux casseurs d'oreilles professionnels. L'un l'est volotairement, l'autre... hum..

Bon, je dis ça, mais j'ai pas de talent particulier pour la chose non plus, hein. Je me suis pas vraiment entendu chanter 'I'm a slave for you' (oui, oui, de Britney) avec le taux d'alcoolémie d'un artillier suisse en exercice (spéciale dédicace...), mais ça devait pas exactement être une leçon de justesse non plus - bon, au moins, j'avais le bénéfice du second degré, et bien sûr Sylvain, grand expert es Britney Spears, pour me seconder.

Niveau musique, ça volait vraiment très haut.

Le gang des italiens, surmotivés et presque pas trop faux, mais ayant définitivement mauvais goût.

6 heures dans ces conditions, c'est plus qu'un homme normalement constitué peut en supporter; je me suis donc affalé sur le tas de fringues le plus proche et roupillé pour les 2 ou 3 dernières heures, la tête dans l'enceinte qui crachait inlassablement ses bons 110 dB de beuglements de bêtes agonisantes... Au grand dam de Sylvain, qui s'est senti un peu seul, au point de rentrer chez lui et de faire l'impasse sur la suite, qui était pourtant un peu la raison de notre présence, à l'origine...



La suite, donc.
5 heures du matin, toujours relativement pleins, direction Tsukiji, dans un froid de canard... Apres une tentative de visite, mon organisme a assez rapidement posé son véto, avec pour arguments 'dodo' et 'froid'. Solution maison : siesta dans la station de métro ! La grande classe. Réveil une petite heure plus tard, pour le rendez-vous officiel avec profs et compagnie et la visite "guidée". L'attraction, en plus de la visite des lieux, qui vaut le coup en soi, consistait principalement à regarder un thon se faire découper, et à en manger un peu en bonus.

La bête, ma foi, d'un fort beau gabarit (même coupé en deux...)

les armes du crime, d'un très beau gabarit aussi ! Le machin géant est fait exactement comme un katana (par les mêmes forgerons, d'ailleurs), et fait son bon mètre cinquante de longueur...

Voilà ce qu'on a pu déguster. C'est réputé pour être la meilleure partie du thon, meilleure même que l'otoro.
Effectivement, c'était un délice !

Ensuite, un petit tour des lieux pas inintéressant a clos la visite. Entre les poissons ultra-frais à l'air si succulents qui m'a fallu me flageller mentalement pour ne pas me jeter dessus, et les machins inommables qui ressemblent à des limaces aquatiques, mon coeur a (littéralement) balancé...

Miaaaaaaaaaaaaaaam !! *bave abondamment*

beuuuuuuuuuuurk !! *se détourne rapidement, avant le drame*


La journée n'était pas terminée pour autant ; suite à ça, il y avait encore au programme la visite d'un mignon petit parc (herbe bien entretenue, très confortable); une brève croisière (banquette moëlleuses, mais manque un peu de place); et enfin, un bon petit resto d'okonomiyaki, une expèce d'omelette de tout et n'importe quoi, à faire cuire soi-même sur plaque chauffante. J'en ai même fait une pause dans mon sommeil, pour l'occasion. Evidemment, je m'y suis remis de plus belle dès la fin du repas (oui, même dans le métro, ce qui m'a valu une fois de plus un aller-retour gratuit), et ce jusqu'au lendemain matin... :p